Le samedi 2 mai 2026, la 20e édition du Concours Miss Mathématiques a ouvert ses portes avec la traditionnelle épreuve de composition. Cette année, elles sont 647 candidates, 435 élèves de Troisième et 212 de Terminale C et E, à avoir planché simultanément sur les sujets de l’année. Deux sites ont accueilli l’événement : le Lycée d’Excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam et le Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro.
Porté par la Société Mathématique de Côte d’Ivoire, ce concours s’est imposé, au fil des ans, comme une plateforme incontournable de promotion de l’excellence scientifique chez la jeune fille ivoirienne. L’ambition affichée par les organisateurs tient en trois volets : susciter des vocations, valoriser les compétences féminines en mathématiques, et renforcer la place des filles dans les filières scientifiques, trop souvent perçues comme masculines.
Une mobilisation en hausse pour la vingtième édition
Lancée le 25 février 2026, avec une période d’inscriptions ouverte du 6 mars au 15 avril, cette édition anniversaire a enregistré une mobilisation répartie presque à parts égales entre les deux centres : 323 candidates à Grand-Bassam, 324 à Yamoussoukro. Un tel engouement traduit l’intérêt croissant des jeunes Ivoiriennes pour les disciplines dures, dans un pays où la transformation économique et la digitalisation créent une demande soutenue de compétences scientifiques. Les candidates n’ont pas été ménagées. L’épreuve de composition a été calibrée selon deux niveaux : deux heures pour les élèves de Troisième, quatre heures pour celles de Terminale. Une difficulté assumée, destinée à distinguer la rigueur et la créativité mathématiques. Le concours se déroule en deux temps distincts. La première phase, celle du 2 mai, est consacrée à la composition sur sites. La seconde phase, prévue le 9 juillet 2026, récompensera les meilleures performances. Ce jour-là, les six grandes lauréates seront distinguées lors d’une cérémonie officielle dont l’apothéose est attendue le 11 juillet. Mais au-delà de la compétition, l’enjeu est stratégique.
La seconde phase, prévue le 9 juillet 2026, récompensera les meilleures performances.
Dans un contexte où les compétences scientifiques et technologiques deviennent chaque année plus déterminantes pour le développement, le Concours Miss Mathématiques contribue à la constitution d’un vivier de talents féminins. Il ne s’agit pas seulement de remporter un prix, mais de montrer que les filles peuvent exceller dans des filières où elles restent sous-représentées, notamment dans le supérieur et les écoles d’ingénieurs. Pour les organisateurs, la véritable victoire se jouera après la cérémonie de récompense. L’objectif est de faire de ces lauréates des ambassadrices, capables d’entraîner leurs cadettes et de casser les stéréotypes. Car si la Côte d’Ivoire a fait des progrès notables dans l’accès des filles à l’éducation secondaire, les filières scientifiques restent un bastion à conquérir. Ce concours, dans sa vingtième année, témoigne d’une volonté constante : promouvoir une génération de jeunes filles qui s’imposent dans les domaines où l’on ne les attend pas nécessairement, et participent activement à la transformation économique et sociale du pays. L’avenir scientifique de la Côte d’Ivoire, force est de le constater, s’écrit désormais aussi au féminin. Le rendez-vous du 11 juillet prochain viendra consacrer cette évolution, en mettant sous les projecteurs celles qui, par leur plume et leur calculatrice, redessinent les contours de l’excellence.



