Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une progression de l’économie algérienne en 2026, avec un produit intérieur brut estimé à plus de 317 milliards de dollars, dans un modèle toujours dominé par les revenus énergétiques.
Le produit intérieur brut de l’Algérie devrait atteindre 317,17 milliards de dollars en 2026, soit environ 292 milliards d’euros, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Ce niveau, en hausse par rapport aux 285,72 milliards de dollars enregistrés en 2025 (environ 263 milliards d’euros), place le pays au premier rang des économies du Maghreb et au quatrième en Afrique, derrière l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigéria.
Cette progression s’accompagne d’une croissance attendue de 3,8% en 2026, un rythme supérieur à la moyenne mondiale estimée autour de 2,8%. Le FMI souligne que cette dynamique repose en partie sur la solidité des recettes issues des hydrocarbures, qui continuent de constituer une source centrale de revenus pour l’économie nationale.
Ce positionnement régional masque toutefois des déséquilibres structurels persistants. L’écart de PIB avec les autres économies du Maghreb reste significatif, avec des estimations autour de 194 milliards de dollars pour le Maroc (environ 179 milliards d’euros), 60 milliards pour la Tunisie (environ 55 milliards d’euros) et 52 milliards pour la Libye (près de 48 milliards d’euros). Cette hiérarchie repose largement sur la valorisation des ressources énergétiques, exposant l’économie algérienne aux fluctuations des marchés internationaux.
Les projections du FMI évoquent une progression des secteurs hors hydrocarbures, notamment l’industrie, l’agriculture et les services. Néanmoins, aucune ventilation précise de leur contribution à la croissance globale n’est détaillée dans les données publiées, ce qui limite l’évaluation de la transformation effective du modèle économique. Les exportations hors énergie sont mentionnées en hausse, sans indication chiffrée permettant d’en mesurer l’ampleur.
Les indicateurs de richesse individuelle affichent également une progression, avec un PIB par habitant estimé à 6.628 dollars en 2026 (environ 6.100 euros), contre 6.046 dollars en 2025 (environ 5.560 euros). En parité de pouvoir d’achat, le PIB atteindrait 941,54 milliards de dollars, soit près de 867 milliards d’euros, reflétant un niveau de consommation ajusté au coût de la vie.
Les autorités algériennes visent un objectif de 400 milliards de dollars de PIB à l’horizon 2027 (environ 368 milliards d’euros). Cette ambition s’appuie sur des indicateurs jugés favorables, notamment une inflation estimée à 1,7% sur une partie de l’année et un niveau d’endettement qualifié de modéré. Toutefois, l’absence de rupture claire avec la dépendance aux hydrocarbures continue de soulever des interrogations sur la soutenabilité de cette trajectoire à moyen terme.



