La police anti criminelle de Korhogo a interpellé le mardi 23 mai 2026 le nommé S. Nambega pour avoir tué Koné Amidou, originaire de Kapélé, acheteur de noix de cajou dans un champs d’anacarde à proximité de son village Kagnenin non loin de Katoumoro, à quelques encablures de la ville de Korhogo.
Un drame d’une rare violence secoue la sous-préfecture de Korhogo. Un acheteur de noix de cajou, identifié comme Koné Amidou, a été tué, brûlé puis enterré dans une plantation d’anacarde située à proximité du village de Kagnenin. Le principal suspect, S. Nambega, a été interpellé par la Police anti-criminalité (PAC) de Korhogo avant de passer aux aveux.
Tué dans la plantation d’anacarde du présumé meurtrier
Les faits, qui ont profondément choqué les populations de la région, se sont déroulés dans une plantation d’anacarde appartenant au présumé meurtrier. Selon les premiers éléments de l’enquête, Koné Amidou, connu dans la zone comme acheteur de noix de cajou brute, s’était rendu dans le secteur dans le cadre de ses activités commerciales.
Après plusieurs jours sans nouvelles de leur proche, les membres de sa famille ont signalé sa disparition aux services de police. Les investigations menées par les éléments de la Police anti-criminalité de Korhogo ont rapidement conduit à l’interpellation de S. Nambega, un jeune planteur de la localité.
Le suspect a livré un récit détaillé de son acte
Présenté aux autorités le dimanche 31 mai 2026 pour une reconstitution des faits, le suspect a livré un récit détaillé de son acte. Selon ses déclarations, il nourrissait un profond ressentiment envers la victime qu’il accusait de l’avoir publiquement présenté comme un violeur de femmes sur les pistes menant aux plantations agricoles.
Animé par un désir de vengeance, S. Nambega aurait minutieusement préparé son forfait. Il affirme avoir acquis à Korhogo un produit chimique connu localement sous le nom de « caba », habituellement utilisé pour accélérer la maturation de certains fruits comme les mangues et les bananes. Après avoir rempli une vieille seringue avec ce liquide, il aurait attiré sa victime dans un piège soigneusement élaboré.
Comment il a gagné la confiance de l’acheteur
Pour gagner la confiance de l’acheteur, il lui aurait d’abord vendu une petite quantité de noix de cajou d’une valeur de 8 000 francs CFA. Il lui aurait ensuite fait croire qu’il disposait d’un important stock d’environ 100 kilogrammes dans sa plantation située non loin du village de Kagnenin.
Une fois arrivés sur les lieux, le suspect aurait injecté à Koné Amidou une dose du produit contenu dans la seringue. Toujours selon ses aveux, la victime se serait immédiatement affaiblie et serait tombée de sa moto sans pouvoir appeler à l’aide. Profitant de cet état de vulnérabilité, le planteur aurait alors porté plusieurs coups de machette à l’acheteur.
Le corps aurait été incendié puis enterré dans un ancien trou ayant servi à la fabrication de charbon de bois au cœur de la plantation
Après avoir constaté son décès, il aurait traîné le corps sur plusieurs mètres avant de tenter de faire disparaître les preuves. Le corps aurait été incendié puis enterré dans un ancien trou ayant servi à la fabrication de charbon de bois au cœur de la plantation.
Le suspect ne se serait pas arrêté là. Il aurait également emporté la moto de la victime jusqu’à Korhogo où il aurait procédé à certaines modifications, notamment le remplacement de l’échappement, dans le but de masquer l’origine de l’engin.
Les enquêteurs ont réussi à rassembler des éléments accablants
Cependant, les enquêteurs ont réussi à rassembler des éléments accablants. Lors d’une perquisition menée à son domicile, plusieurs cartes de services de transfert d’argent mobile, notamment Orange Money et Wave, appartenant à Koné Amidou ont été découvertes en sa possession.
Face à ces preuves matérielles, S. Nambega aurait fini par reconnaître les faits après les avoir initialement niés. Ses aveux ont permis aux enquêteurs de retracer avec précision le déroulement du crime et de localiser l’endroit où le corps avait été dissimulé.
Cette affaire suscite une vive émotion dans les villages de Kapélé, Kagnenin, Katoumoro et dans toute la région de Korhogo
Cette affaire, qui suscite une vive émotion dans les villages de Kapélé, Kagnenin, Katoumoro et dans toute la région de Korhogo, rappelle la nécessité de renforcer la prévention des violences et de privilégier le recours aux voies légales pour le règlement des différends.
L’enquête se poursuit afin de déterminer avec exactitude toutes les circonstances de ce meurtre particulièrement macabre. Le présumé auteur demeure à la disposition de la justice qui devra désormais établir les responsabilités et prononcer les sanctions prévues par la loi.



