06122026Headline:

Déguerpissements à Abidjan : 327 ressortissants Ghanéens vivant en Côte d’Ivoire rapatriés

Suite aux démolitions massives dans la capitale économique ivoirienne, le Ghana rapatrie d’urgence 327 ressortissants sans abri. Accra dit rester mobilisé pour que les dédommagements promis soient versés aux sinistrés.

Le gouvernement ghanéen a entamé le rapatriement de 327 de ses ressortissants installés en Côte d’Ivoire. Cette mesure d’urgence fait suite aux opérations de démolition massive menées par les autorités ivoiriennes dans la commune de Port-Bouët, à Abidjan. Une première vague de 228 personnes a regagné le Ghana ce jeudi 11 juin 2026.

“Des bus et camions à disposition”
Ces familles résidaient dans des quartiers ciblés par les moteurs de chantier. Privées de leurs moyens de subsistance et sans solution de relogement sur place, elles se sont retrouvées « en situation de détresse », affirme le ministre ghanéen des Affaires étrangères.

« Le gouvernement du Ghana a mis gratuitement à disposition des bus et des camions afin de transporter nos nationaux et leurs effets personnels en toute sécurité vers le Ghana », écrit-il ce vendredi sur Facebook.
L’objectif de cette « intervention consulaire spéciale », expliquent les services diplomatiques à Accra, est de « garantir la protection et le bien-être de nos compatriotes bloqués ». Pour les autorités ghanéennes, il s’agit avant tout de sécuriser le retour de ces migrants dans des conditions dignes. Les dispositions logistiques ont été finalisées pour acheminer le reste du contingent ce vendredi 12 juin.

« Promesse d’indemnisation »
Sur le plan diplomatique, la gestion de cette crise se veut concertée entre Abidjan et Accra. Les autorités ivoiriennes « ont exprimé leur volonté d’indemniser les victimes de leur exercice de démolition », indique le ministère ghanéen des Affaires étrangères, saluant l’attitude de son voisin.

Par conséquent, la diplomatie ghanéenne à Abidjan assure qu’elle « restera activement engagée sur cette question afin de s’assurer que la promesse de compensation soit effectivement perçue par les sinistres ».

Il faut dire que ces opérations de salubrité publique se sont fortement accélérées ces dernières semaines dans la métropole ivoirienne. Des quartiers entiers de Port-Bouët, comme Vridi-3, ont été rasés au motif de sécuriser les populations face aux risques d’inondations. Mais sur le terrain, en pleine saison des pluies, la brutalité des bulldozers et le manque de relogement passent très mal auprès des habitants.

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