Lorsqu’elle a fini par faire définitivement admettre, d’elle-même, qu’elle est tout, sauf une juridiction internationale crédible, ayant vocation à dire le droit, le bon droit, ses principaux animateurs se sont systématiquement mis en branle à travers, notamment, toute l’Afrique, son meilleur “client”, pour s’y inscrire malhonnêtement en faux contre cet éloquent constat.
Pourtant, chaque jour, la Cpi offre des preuves suffisantes et frappantes de son total discrédit à être souverainement juge des plus importants crimes perpétrés sur la planète toute entière, sans acception d’auteurs supposés desdits crimes.
Et, ce qui s’est passé hier, lundi 6 mars 2017, à la reprise du procès du Président Laurent GBAGBO et du ministre Charles Blé Goudé, n’atteste amplement que de cette horrible réalité.
En effet, à mille lieues d’un fait anodin ou divers, ce qui s’est passé hier, à la Cpi, est chargé d’une particulière gravité. La scène est d’autant gravissime qu’il demeure constant que dans toutes les législations, qu’elles soient d’essence francophone ou anglo-saxon, il y est enserrées des interdictions formelles concernanant la prestigieuse profession, et non moins universelle, d’avocat. Il y est notamment fait défense à l’avocat de soigner concomittamment les intérêts des parties adverses, dans une même cause.
Or, dans ce qui s’est passé hier, sous nos yeux, il ressort que, si le ministère public, c’est-à-dire, le parquet, est une partie au procès, le témoin, lui, n’en est pas moins une autre.
Pourtant, en l’espèce, il est établi que ce Conseil (avocat) litigieux, qui s’était d’abord présenté aux côtés du témoin KASSARATE, hier 6 mars 2017, et devrait, ensuite, faire de même, dans les jours à venir, aux côtés de l’Ambassadeur MANGOU, a été d’ores et déjà “utilisé”, par le Procureur Fatou BENSOUDA, à l’occasion des auditions des mêmes KASSARATE et MANGOU, lors des enquêtes préliminaires.
Comme on le voit, en cooptant délibérément ce même avocat, parmi un parterre d’avocats agréés auprès de la Cpi, impliqué dans les enquêtes préliminaires, pour assister ceux-là mêmes que ce même avocat avait interrogés lors desdites enquêtes, et cet avocat, et le Procureur Fatou violent délibérément les interdictions régulant la profession d’avocat, laquelle violation entraîne, dans bien des cas, au-delà même d’une simple récusation, la radiation pure et simple de l’avocat, de la liste des avocats de son barreau de rattachement, sans préjudice de la réparation d’un éventuel dommage souffert par une partie.
Mais pis, au constat, nous observons avec gravité, que si la Cpi s’était assujettie aux rigueurs de sa propre loi, Fatou BENSOUDA qui devrait être en prison depuis très longtemps, ne se serait plus autorisée à prendre dangereusement de telles vacances avec le droit.
Que vous en semble ?
Aux termes des dispositions de l’article 70-1 du Statut de Rome portant Traité de la Cpi, “La Cour a compétence pour connaître des atteintes suivantes à l’administration de la Justice lorsqu’elles sont commises intentionnellement :
a) FAUX TÉMOIGNAGES D’UNE PERSONNE QUI A PRIS L’ENGAGEMENT DE DIRE LA VÉRITÉ EN APPLICATION DE L’ARTICLE 69 PARAGRAPHE 1
Chers amis, depuis que cette parodie a débuté sous vos yeux, le 28 janvier 2016, combien sont ces témoins systémiques de Dramane OUATTRA, pris en flagrant délit de mensonge, lors du contre-interrogatoire de la Défense ? Le fait même, pour le Président de cette Cour, sieur Cuno de se surprendre, lui-même, vis-à-vis de la prétendue et non moins mensongère ignorance d’un directeur général de police d’un pays en crise, comme sieur BREDOU M’bia, d’une marche insurrectionnelle de la nature de celle des rebelles, du 16 décembre 2010, sur la Rti, n’atteste-t il pas à suffisance la complaisance, le laxisme, érigés en règles d’administration de la Justice devant cette Cpi ? Et, le cocasse cas du notoire militant du Rdr, le petit juge ZOZO BI Balo, jouant les experts indépendants devant la Cpi, et publiquement coincé par l’un des accusés, le ministre Charles Blé Goudé ! De telles manoeuvres dommageables à la manifestation de la vérité, ne sont-elles pas punissables ?
b) – PRODUCTION D’ÉLÉMENTS DE PREUVES FAUX OU FALSIFIÉS EN CONNAISSANCE DE CAUSE
Qui n’a pas souvenance de cette vidéo, produite par FATOU BENSOUDA, herself, aux tout débuts de ce procès, montrant un homme en flamme, et attribuée, avec assurance, aux jeunes Patriotes de Gbagbo, lors de la crise post-électorale ?
Mais, lorsque la preuve était éloquemment faite, que cette horrible scène s’était plutôt déroulée, lors de la crise post-électorale Keyniane, à mille lieues de la Côte d’Ivoire, pour toute sanction, Fatou BENSOUDA ne s’était-elle pas contentée de présenter des excuses, avant de disparaître, depuis ce jour, de la salle d’audience dans l’affaire GBAGBO Laurent ?
Tout récemment, son substitut, MC Donald, n’en a-t-il pas pris de la
Roger Dakouri



