
Il a affirmé ce jour à l’occasion de la 2ème session extraordinaire du Conseil régional du Bélier où il a passé la main a son premier vice-président, Yéboué Pascal, qu’il a rendu sa démission le 30 mars dernier au Président de l’Assemblée nationale.
Il voulait répondre à ses détracteurs qui l’attaquaient sur les réseaux sociaux après son élection au poste de sénateur dans la région du Bélier.
«Chers frères et sœurs je suis obligé d’en parler un peu, ces derniers temps vous avez vu sur les réseaux sociaux par ci par là je suis le cumulard. Oui, je dis je suis le cumulard, j’accepte. Mais quand on fait la politique il faut avoir son fief, il faut protéger son fief. Didiévi c’est mon fief, le Bélier c’est mon fief, il faut les protéger, c’est comme ta maison. Si tu ne protège pas ton fief et des parasites politiques peuvent venir dans ton fief et tu risques de tout laisser, d’abandonner,» a déclaré le tout nouveau Président du Sénat.
«En 2000, j’ai pris la députation à Didiévi parce que le député qu’on avait après le coup d’Etat est parti avec les putschistes. Je suis venu au Conseil régional à votre demande. Je suis Président de l’Association des élus et cadres du Grand Centre (AECGC) qui est née à la faveur de la grave crise qu’a connu notre pays. C’est moi qui ai pris l’initiative de créer cette association et j’en suis fier. Nous avons donné l’association à feu Yves Fofana et c’est après sa mort qu’au domicile de Charles Konan Banny, il m’a été demandé de conduire les destinées de notre association. Car les uns les autres ont estimé qu’étant l’initiateur, il serait louable que je conduise les rênes de notre association commune. C’était en 2010 et nous avons fait ce qu’il fallait faire.
Donc je demeure président de cette association jusqu’au jour où on trouvera une nouvelle équipe pour la conduire, » a-t-il ajouté.
Après avoir fait ces précisions, il a annoncé qu’il a démissionné de son poste de député depuis le 30 mars dernier après son élection en tant que sénateur.
« J’ai démissionné de mon poste de député le 30 mars dernier. J’ai informé le Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume. Mon suppléant est là s’il y a lieu qu’on doit aller organiser d’autres élections, c’est lui qui sera le candidat, c’est lui mon candidat et j’irai faire campagne pour lui et il va gagner. Moi je suis un compétiteur et celui qui veut faire la politique il faut aller au suffrage, » s’est justifié Jeannot Ahoussou
Il a également soutenu que tous les postes dont parlent ses détracteurs sont des postes électifs.
«Si mes parents m’aiment, qu’ils me donnent le poste mille fois, ça c’est entre mes parents et moi. Ceux que ça dérange qu’ils aillent chercher à se faire aimer aussi par leurs parents,» a mentionné l’ancien Premier ministre.
L’ancien député de Didiévi voulait-il régler ses comptes avec ses détracteurs qui veulent sa « mort » ? En tout, il n’a pas fait dans la dentèle en lançant des piques dans le jardin de ces derniers.
«C’est tellement simple, c’est tellement simple de faire la politique. La politique est faite pour rassembler. Oui, au lieu de bavarder et faire la politique du salon. Moi je connais les 415 villages de la région, je les ai parcouru, je connais la route pour y aller, je connais leurs noms. Il y a des gens qui veulent faire la politique en s’asseyant. Moi je vais me présenter mille fois et vous allez voter pour moi n’est ce pas. Donc je voudrais vous dire que la politique est faite pour rassembler, elle n’est pas faite pour diviser.
Elle est fait pour mettre les gens ensemble. Le vrai politique c’est celui qui a subi l’épreuve du suffrage. Ce n’est pas parce qu’on a des titres dans un parti, vice-président, et autre qu’on est bon politique, » a lancé Jeannot Ahoussou Ahoussou Kouadio.
«Tant que tu n’as pas subi l’épreuve du suffrage tu n’as pas encore du jus. Le vrai jus c’est celui qui a été élu, qui est passé dans les villages, qui a parlé aux parents et qui a réussi à les convaincre. Qui a réussi à faire partager sa vision et qui a dit allons ici et qui a été suivi par ses parents. Celui-là c’est un leader et il ne faut pas confondre manger et leader » s’est-il voulu clair sur la question avant de passer la main à son premier vice président au niveau du Bélier, Yéboué Pascal, » a conclu le ministre d’Etat auprès du Président de la république.
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