La tension est actuellement vive à Bouaké, ville sous contrôle des Forces nouvelles. En effet hier dans l’après-midi, selon plusieurs sources que nous avons jointes, des tirs sporadiques ont été entendus. Une tension qui, est justement, depuis peu, entretenue par des désaccords sérieux entre chefs militaires au sujet du retour au gouvernement des ministres des Forces nouvelles. Cet article a été publié par Soir Info, le 20 décembre 2003. Il y a de cela 21 ans, jour pour jour.
Selon des infirmerions concordantes qui nous sont parvenues de Bouaké, un chef militaire appelé Kass, proche du sergent Ibrahim Coulibaly dit « IB », entouré de plusieurs hommes armés à sa solde, ont fait le tour de la ville, cherchant Guillaume Soro, secrétaire général des Fons nouvelles pour l’éliminer.
A ce sujet, notre informateur indique que Kass et ses éléments, une centaine dénombrée, ont semé la confusion en ville, tirant des coups de feu en l’air pendant près d’une demie heure avant de se retirer dans leur camp de la base aérienne de Bouaké.
Devant la gravité de ces incidents, les hommes sous le commandement du sergent Chérif Ousmane, commandant de la zone de Bouaké, se sont mobilisés pour rétablir l’ordre. Il faut par ailleurs indiquer qu’au cours de cet incident, on n’a enregistré aucun blessé, encore moins des pertes en vie humaine.
Rappelons que, il y a quelques jours, Kass a proclamé sur les médias de l’ex-rébellion à Bouaké que l’ancien putschiste Ibrahim Coulibaly dit ‘’IB’’ était le ‘’président des Forces nouvelles’’. Selon lui, toutes les négociations entreprises par les ex-rebelles avec le président Laurent Gbagbo pour le retour des ministres au gouvernement étaient ‘’nulles et de nul effet’’.
On peut clairement le dire, la bataille pour le contrôle de l’ex-rébellion est ouverte. Elle pourrait, si elle perdure, faire voler en éclats les Forces nouvelles, déjà fragilisées par la controverse autour du retour de ses ministres au gouvernement.




















