Le meeting annoncé par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) dans la commune d’Abobo, le samedi 19 février 2011, n’a pas eu lieu. C’est un article publié, le 21 février 2011, soit 14 ans, jour pour jour.
Tôt dans la matinée, les manifestants qui essayaient de rallier le rond-point d’Abobo-Mairie où devait se tenir le meeting, ont été dispersés par les Forces de défense et de sécurité (Fds) qui avaient investi les lieux. Face aux gaz lacrymogènes et coups de feu tirés par les Fds, les militants du Rhdp ont dû battre en retraite dans une débandade qui a occasionné plusieurs blessés.
Plus tard, selon des plusieurs sources, trois corps sans vie, de manifestants dont une femme, ont été découverts au quartier Samaké. Deux autres cadavres auraient été vus vers la station Vinko non loin de la mairie et à Anokoi.
Les Fds qui ont déployé à Abobo, des chars, plusieurs cargos de Crs et des véhicules du Cecos, ont, selon les organisateurs, détruit les bâches et le podium dressés pour le meeting qui entrait dans le cadre des préparatifs de la révolution annoncée par Guillaume Soro, premier ministre d’Alassane Ouattara.
Les manifestants empêchés de se regrouper, ont érigé des barrages dans les rues. La tension était vive jusqu’en fin d’après-midi. Hier dimanche dans la matinée, les Fds étaient toujours présentes au rond-point de la mairie. Le périmètre de la gare routière était particulièrement surchauffé.
Du côté d’Andokoi, une patrouille de l’Onuci a été bloquée par des jeunes partisans de Laurent Gbagbo (déclaré président de la République par le conseil constitutionnel). Les soldats onusiens ont été obligés de faire des tirs de sommation pour se frayer un chemin.
Bamba Idrissa
Article du 21 février 2011




