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Côte d’Ivoire: Pourquoi plus de ¾ des institutrices de la ville de Bangolo sont enceintes ?


A Bangolo, ville située dans la région du Guémon en Côte d’Ivoire, plus de ¾ des institutrices sont tombées enceintes pour l’année scolaire 2025-2026.

Selon Boka Kouassi Vincent, préfet de Bangolo, plus des ¾ des enseignantes de la région sont tombées enceintes. Cette situation jugée « préoccupante » pour les autorités de ladite région, intervient après deux semaines de la rentrée scolaire du septembre 2025 sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Pour les autorités de la ville de Bangolo, une telle pratique menace sérieusement le bon déroulement des cours dans les écoles primaires du département.

Des congés qui creusent un vide dans les salles de classe
Avec ces grossesses multiples, les institutrices bénéficieront automatiquement de six mois de congé de maternité, comme prévu par le décret n°2025-120 du 26 février 2025. Le préfet Boka Kouassi Vincent a alerté sur les conséquences directes de cette vague d’absences : « Plus des trois quarts de nos institutrices sont enceintes. Il faut leur accorder des congés et leurs conjoints, généralement enseignants, doivent également être exonérés des heures de travail. Le vide est grand » , a t-il expliqué.

A l’en croire, ces nombreuses grossesses sont dues au fait que la majorité des institutrices sortent avec les enseignants et cela a un impact considérable sur les élèves.
Le problème s’amplifie car les conjoints de ces enseignantes, souvent eux-mêmes enseignants, bénéficient désormais de trente jours de congé de paternité. Le résultat est que de nombreux établissements se retrouvent privés de personnel pédagogique, créant une véritable inquiétude quant à la continuité des enseignements. A l’en croire, ces nombreuses grossesses sont dues au fait que la majorité des institutrices sortent avec les enseignants et cela a un impact considérable sur les élèves.

Un défi pour le calendrier scolaire
L’année scolaire en Côte d’Ivoire compte 30 semaines d’enseignement, soit près de 1 200 heures de cours, auxquelles s’ajoutent 9 semaines dédiées aux examens. Or, avec autant d’enseignants absents simultanément, l’équilibre de ce calendrier déjà serré risque d’être compromis.

 

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