L’enrôlement des électeurs pour la présidentielle ivoirienne de 2015 est prévu « en mai », cinq mois avant le scrutin, a indiqué vendredi le ministre de l’Intérieur et de la sécurité Hamed Bakayoko, devant des députés, à l’Assemblée nationale.
Selon l’agenda de la Commission électorale indépendante (Cei), institution en charge de l’organisation des élections générales, « l’enregistrement électoral et l’enrôlement » devraient « commencer en mai », a dit M. Bakayoko.
L’enregistrement des personnes en âge de voter n’est possible qu’avec la Carte nationale d’identité (Cni). « Nul ne peut être admis à voter s’il ne justifie de son identité », mentionne le code électoral ivoirien, en son article 37.
Il est donc « extrêmement important de finir avec les audiences foraines », une opération visant à délivrer des jugements supplétifs aux personnes n’ayant pas d’extrait de naissance, a ajouté le ministre de l’Intérieur et de la sécurité.
« Nous avons également reçu une lettre officielle du président du Pdci (Parti démocratique de Côte d’Ivoire, allié au pouvoir) qui nous demandait de proroger » les audiences foraines, a-t-il dit, avant d’ajouter « nous sommes dans des dispositions favorables ».
Le nombre d’enrôlés de cette opération, qui se déroule du 1er au 31 mars, est passé de 20.000 à 40.000 par jour et « il faut laisser aussi la pression » et relancer la prorogation qui est « acquise », a-t-il poursuivi.
Le gouvernement a engagé à peu près 625 personnes pour les audiences foraines qui montent actuellement « en puissance ». Ce nombre devrait « passer à 1.200″ avec l’installation de « 852 guichets » à travers le pays.
M. Bakayoko a affirmé avoir « l’assurance » que l’élection présidentielle se tiendra « à bonne date », au cours d’une session de la Commission des Affaires générales et institutionnelles à l’Assemblée nationale, portant sur le vote d’un nouveau code électoral.
II a rappelé que 5.725.722 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale lors de la présidentielle de 2010, qui s’est soldée par des violences postélectorales ayant fait plus de 3.000 morts.
PAL



