
Mercredi 06 Février 2019 –Libérer sous conditions le 1er février dernier, les conditions d’accueil de Laurent Gbagbo en Belgique, faisaient toujours l’objet de négociations entre les autorités Belges et la Greffe de la Cour Pénale Internationale (CPI) dans la journée du mardi, comme nous le relevions dans un précédent article.
Mais depuis peu avant 22h heure locale, l’ex chef d’Etat ivoirien après avoir quitté son hôtel, a été escorté par des officiers de sécurité de la CPI avant d’être remis aux autorités belges, a-t-on appris de sources officielles.
Après donc quatre jours passés au Pays Bas, Laurent Gbagbo pourrait rejoindre la résidence de sa seconde épouse, Nady Bamba à Bruxelles.
L’ex président ivoirien a signé un engagement dans lequel il se tient à respecter toutes les instructions et décisions de la Cour, y compris se présenter devant la Cour, si nécessaire. Il devra fournir à la Cour l’adresse du pays d’accueil et les coordonnées d’un contact dans le pays. Il doit demander l’autorisation de la Cour pour tout changement d’adresse.
Laurent Gbagbo ne pourra pas voyager au-delà des limites territoriales du pays d’accueil qu’avec une autorisation expresse et préalable de la Cour. Son document d’identité, en particulier son passeport, sera gardé par le greffe. Chaque semaine, il doit se présenter devant les autorités compétentes du pays d’accueil ou au greffe.
Il est interdit de contacter, directement ou par l’intermédiaire d’une autre partie, les témoins dans cette affaire, ou toute personne interrogée dans l’enquête en cours en Côte d’Ivoire telle que divulguée. Sauf par l’intermédiaire d’un conseil autorisé à les représenter devant la Cour et conformément au droit applicable et au protocole.
Reste désormais le cas Blé Goudé où le greffe serait en contact avec plusieurs Etats pour lui trouver un pays d’accueil.
Donatien Kautcha, Abidjan
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