05252022Headline:

La Chronique de Fernand Dédeh

À Barthelemy Zouzoua Inabo: La Côté d’Ivoire sous pression à Dakar dans le conflit qui l’oppose à l’homme d’Affaires Congolo-Malien, OD. Procès le 18 mars à Dakar. Menace de saisie des comptes à la BCEAO. Ça peut faire effet boule de neige, au moment où JBA effectue une visite de deux semaines aux USA pour vendre la Côte d’Ivoire.
En football, les lignes bougent, les dirigeants du football ivoirien comprennent l’inutilité d’un bras de fer avec la FIFA et la CAF sur les parrainages catégorisés. Le vent souffle dans la bonne direction. Mais encore quelques poches de résistances…
Une affaire entre partenaires économiques qui vire au vinaigre. Rappelle-toi, BNI-Gestion qui voulait investir dans l’immobilier…
Une affaire de gros sous et terrains immobiliers. Les intérêts croisés des parties en présence ont envenimé les choses. La Justice ivoirienne a condamné l’homme d’affaires Congolo-Malien et fait saisir tous ses biens en Côte d’Ivoire. La Cour de Justice de la CEDEAO lui a donné raison, au contraire. Et fort de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO, il entend saisir les actifs de la Côte d’Ivoire partout dans l’espace communautaire pour se faire rembourser. La compagnie nationale d’aviation a failli payer les effets collatéraux de ce conflit financier.
Aujourd’hui, la bataille s’est déportée à la BCEAO à Dakar. Saisie des comptes d’opérations de la Côte d’Ivoire au sein de l’institution bancaire. L’homme d’affaire veut se faire rembourser 1,2 milliards de FCFA et la restitution de ses terrains à Abidjan, évalués à plus de 20 milliards FCFA. La Côte d’Ivoire conteste la décision. Le 18 mars, les parties se retrouveront devant le tribunal à Dakar, au Sénégal. Rappelle à ton Camarade, l’adage qui dit « un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. ». Si la maison n’était pas fissurée, les lézards n’y seraient pas entrés.
Cette affaire fait grand bruits au moment où Le Blanc de la Mé, en sa qualité de PM effectue une visite de deux semaines aux États-Unis. Une mission économique pour présenter les potentialités du pays, convaincre les investisseurs de l’attractivité de la Côte d’Ivoire.
Revenons au pays pour marquer un arrêt sur le gala de la Fondation Children of Africa. GNIAN Gougouessi a fait fort. Il y avait du monde. Tout ceux qui comptent en politique, en Affaires, en Culture et en Sport. Le concentré-sucré de la société. Impressionnant, l’album-photos. Class, les invités. Belles, les dames. Un concours d’élégance au gala. Bon, quelqu’un qui paie quand même la place à un peu plus de 600.000 FCFA et est invité à faire un don de 10 millions FCFA, peut au moins s’offrir une robe ou un costume qui le distingue… Notons que l’épouse de ton Camarade cherchait quatre milliards pour la construction d’un centre d’accueil pour les femmes victimes de violences basées sur le genre à Adiaké et l’agrandissement de la case des enfants. Deux projets, en faveur des femmes et des enfants.
Restons au pays pour parler de football: l’imbroglio qui retarde la tenue de l’assemblée générale élective. La colère commence à faire place au réalisme. La question qui revient le plus souvent maintenant, on fait quoi? Le football ivoirien demeure dams la crise ou il en sort?
La FIFA et la CAF demandent la relecture de l’article 47 relatif aux parrainages catégorisés. Les présidents des clubs ont raison de crier au manque de respect. Parce qu’ils ont adopté le texte querellé en présence du consultant de la FIFA. Ce dernier savait bien que l’institution avait tracé une ligne rouge. Et pourtant, il a fait croire à l’assemblée que la FIFA n’impose rien. Les présidents de clubs ont donc voté le texte en leurs âmes et consciences. Quelqu’un voulait les piéger, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Mais quand tu connais ton sorcier, tu l’affrontes avec tes armes. Tu recules pour mieux sauter. L’objectif aujourd’hui doit être clairement, d’en finir avec la normalisation. Revenir aux fondamentaux. Une gouvernance légale et légitime. Et puis, c’est tout. Les dirigeants du football doivent avancer. La Côte d’Ivoire a une CAN à organiser. Il faut éviter de se disperser.
Je soutiens et encourage la diplomatie des petits pas en cours, à l’initiative de l’ancien président de la fédération ivoirienne de football…

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