Juridiction en charge de la validation des candidatures à la présidentielle d’octobre, le Conseil constitutionnel est au cœur de toutes les attentions. Il subit la pression constante d’une opposition politique dont la contestation ne faiblit pas. De toute évidence, la tension monte, faisant planer des menaces sur le processus électoral. Mais l’armée veille au grain. De son côté, Tidjane Thiam, le candidat déclaré du PDCI, déclenche une vague d’indignation au sein d’une formation qui se fissure (La Matinale expresse).
Tout se précise sur l’élection présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire. Le Président a signé trois importants décrets qui clarifient tout : notamment le nombre de lieux et de bureaux de vote, le début et la durée de la campagne. Mais avant d’en arriver à la bataille des urnes, une étape décisive – la validation des candidats – approche à grands pas, faisant monter la pression sur le Conseil constitutionnel.
De fait, l’opposition, sous l’impulsion du PPA-CI, est vent debout dans la perspective du verdict de Nanaba Camara et son équipe. Le Temps, par exemple, rapporte que le parti de Gbagbo « réaffirme son opposition au 4e mandat d’Alassane Ouattara ». La Voie évoque, quant à elle, le refus d’une « imposture programmée ».
“Un ddrame intérieur”
Le Quotidien en vient à déduire que Nanaba Camara, la présidente du Conseil constitutionnel, « vit un drame intérieur ». Nouvelle Afrique abonde dans le même sens, décrivant « une mission juridique sous haute pression politique ».
Dans ce contexte de forte tension, le PPA-CI, qui fait de la candidature de Laurent Gbagbo un sujet non négociable, « dénonce, par ailleurs, des projets d’assassinats ciblés contre ses cadres », renchérit La Voie originale. De telles affirmations, couplées à la contestation de la candidature d’Alassane Ouattara, font dire à L’Avenir que « le PPA-CI prépare la chienlit ».
Qu’à cela ne tienne, le RHDP, parti au pouvoir, affirme une sérénité olympienne. Depuis la Bagoué, le ministre Bruno Nabagné Koné s’est voulu rassurant, selon Le Matin : « les gens menacent mais les forces de l’ordre veillent au grain. » Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement, affirme, pour sa part, que « tout va se jouer dans les urnes », nous apprend L’Inter.
Ça chauffe au PDCI-RDA
Pendant ce temps, ça chauffe au PDCI-RDA et autour de son président Tidjane Thiam. En effet, comme l’écrit Le Matin, la publication d’une liste erronée du Bureau politique a déclenché « un tsunami d’indignation ». La preuve : « Me Diplo a claqué la porte », selon Mandat. Avec cette responsable politique de poids dans la délégation de Grand-Bassam, c’est l’ensemble des militants du Sud-Comoé qui « disent non à Thiam », de l’avis de L’Avenir. « Miné par des dissensions internes, le parti peut-il retrouver sa cohésion ? », s’interroge, de son côté, Le Sursaut, qui propose une analyse exclusive sur la vie du parti à quelques semaines de la présidentielle.
En tout cas, La Clarté constate que « trois blocs se forment au PDCI ». « Comment Billon, Gbagbo et Ouattara se partagent le parti de Bédié », écrit le journal.
L’actualité concernant Thiam et le parti doyen touche également à la candidature au scrutin présidentiel. Le Nouveau Réveil évoque une tentative de soustraction de l’attestation de régularité fiscale du président du PDCI-RDA, pointant « des tractations juridico-politiques bizarres en cours ». Avant d’ajouter : « Le document a bel et bien été déposé à la CEI contre un accusé de réception ».
“C’est la finale”
Enfin, tout comme la rentrée scolaire 2025-2026, effective ce 08 septembre, le déplacement des Éléphants au Gabon occupe les colonnes des journaux. Leader de la poule F des éliminatoires du Mondial 2026 après sa victoire étriquée (1-0) face au Burundi, l’équipe nationale de Côte d’Ivoire joue un match décisif demain à Franceville. Pas de calculs à faire. « Éléphants, un but, la première place et c’est tout », exhorte Supersport. Le quotidien se fait, en plus, l’écho d’Émerse Faé, le sélectionneur, qui déclare que « face au Gabon, ce sera la finale ». Qu’il en soit ainsi pour le plus grand bonheur des Ivoiriens, gagnés par l’angoisse en cette période sensible du processus électoral.



