04302026Headline:

Le SG de l’ONU, António Guterres, a lancé un appel urgent pour combler le déficit massif de financement

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté à des réformes urgentes pour combler le déficit annuel de financement du développement en Afrique, estimé jusqu’à 1 600 milliards de dollars.

Dans un message vidéo adressé à la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable, tenue à Addis-Abeba sous le thème « Inverser la tendance : actions transformatrices et coordonnées pour le Programme 2030 et l’Agenda 2063 », il a souligné que ce manque de financement est aggravé par la crise de la dette.

Il a notamment dénoncé le fait que certains pays africains paient des taux d’intérêt jusqu’à trois fois supérieurs aux taux de référence, ce qui réduit fortement leurs capacités d’investissement dans le développement durable. Pour lui, cette situation illustre clairement la nécessité de réformer l’architecture financière internationale, une demande déjà portée par les États membres dans le cadre de l’Engagement de Séville.

António Guterres a insisté sur le fait qu’il est possible d’inverser la tendance en investissant dans des solutions intégrées, où l’énergie propre soutient l’industrialisation, les infrastructures facilitent les échanges et la technologie crée des emplois. Il a également appelé à renforcer la solidarité mondiale afin de mobiliser des financements et d’assurer une meilleure représentation de l’Afrique dans les institutions financières internationales, en phase avec les réalités économiques actuelles.

Il a en outre plaidé pour des investissements massifs dans l’électrification du continent et dans une transition énergétique juste vers les énergies renouvelables.

Selon lui, des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) peuvent accélérer le développement des énergies renouvelables, renforcer la connectivité numérique et valoriser une main-d’œuvre jeune et qualifiée.

Le chef de l’ONU a enfin rappelé que l’Afrique fait face à de nombreux défis structurels : accès limité à l’eau potable et à l’électricité pour des centaines de millions de personnes, insuffisances des infrastructures, urbanisation rapide, barrières commerciales, conflits et impacts du changement climatique, qui freinent les progrès dans plusieurs secteurs.

Le Forum a réuni des responsables politiques, des institutions régionales, des agences onusiennes, la société civile, le secteur privé et des partenaires au développement, afin d’évaluer les avancées du continent et de définir une position commune avant les grandes échéances internationales sur le développement durable.

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