Les présidents Ouattara et Kaboré sont attendus cet après-midi à Yamoussoukro
En attendant son ouverture officielle sous la coprésidence, du chef d’Etat de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et son homologue du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce vendredi 27 juillet 2018, la capitale politique et administrative vit au rythme de la 7ème édition du Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabé (Tac) depuis le lundi 23 juillet 2018 où ont commencé les travaux des experts des deux pays.
Au cours de cette rencontre les experts ont passé en revue la mise en œuvre des décisions et recommandations du 6ème TAC, notamment la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbure par la Côte d’Ivoire, la facilitation du commerce, du transit et du transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, la lutte contre la traite transfrontalière des enfants entre les deux pays, la matérialisation des frontières, la mise en place du fonds pour la jeunesse et la situation des évacués du Mont Péko. Il a été également question de la coopération dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme et la migration.
Si tout semble bien se passer au niveau de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la paix, où se tiennent les travaux, la mobilisation des populations de Yamoussoukro pourrait faire défaut. Pour cause, depuis 48 heures, les habitants de la capitale rencontrent d’énormes difficultés pour se rendre d’un quartier à un autre ou pour effectuer des courses. Les deux tiers des taxis communaux sont au garage. A l’origine de cet arrêt involontaire des transporteurs, une pénurie de gaz butane, selon O Abdoulaye, chauffeur de Taxi. Cette pénurie impose un véritable calvaire aux habitants de Yamoussoukro, mais aussi un sérieux manque à gagner pour les transporteurs qui s’en plaignent. « Il faut qu’on nous situe si on ne doit plus rouler au gaz », a-t-il lâché.
Il est à signaler que malgré l’interdiction faite aux taxis de Yamoussoukro d’utiliser le gaz à la place de l’essence super ou du gas-oil, ils sont nombreux à profiter de ces bonbonnes plus économiques. Aujourd’hui, les engins étant à l’arrêt, ce sont les usagers qui payent le prix. Des passagers payent le double voire le triple de leurs tarifs habituels. Des distances facturées à 500 F sont passées à 1.200 F CFA depuis le mercredi 25 juillet quand celles de 200 F CFA sont passées à 300 F CFA.
Un sérieux problème qui va jouer sur la mobilisation des populations invitées à réserver un accueil chaleureux au président Burkinabé attendu dans la capitale politique l’après-midi de ce jeudi 26 juillet 2018, à 16h30 précises.
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