Strucuture sous tutelle du ministère de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la lutte contre la Pauvreté, l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) a livré le point de ses actions sur le terrain dans le cadre des élections couplées régionales et municipales du 13 octobre dernier. Ce sont 126 observateurs électoraux dans 12 localités sensibles qui ont été déployés pour suivre tout le processus électoral.
Dans le cadre de sa mission de renforcement de solidarité et de la cohésion sociale, le ministère de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la lutte contre la Pauvreté à travers l’Observatoire de la Solidarité et de la Cohésion Sociale (OSCS), a mené une mission d’observation des élections municipales et régionales le 13 octobre 2018, après celle des élections législatives de 2016. Cette mission qui avait pour objectif de permettre un climat apaisé avant, pendant et après le scrutin en se focalisant sur les zones dites à risque a vu le déploiement de 126 observateurs qui ont été déployés dans dix (12) localités. Ces localités considérées comme sensibles car présentant des risques de tensions et de trouble sont les communes d’Abobo, Koumassi, Plateau pour Abidjan et à l’intérieur du pays les villes de Bangolo, Guiglo, Bondoukou, Bouaké, Divo, Gagnoa, Lakota, San Pédro, Tanda.
Le choix de ces différents lieux, explique dans un communiqué de presse Coulibaly Tiohozon, le Directeur Général de l’OSCS, s’est fait sur la base d’une profonde analyse d’informations recueillies auprès des moniteurs de l’OSCS et dans la presse depuis l’annonce par le Chef de l’Etat, de la tenue de ces élections dans son discours du 07 août 2018. Puis d’expliquer qu’une fois ces localités retenues, il s’est agi pour l’OSCS, avant l’ouverture officielle de la campagne, d’observer la période de pré-campagnes puis de campagne en relevant, à partir des informations relayées par ses observateurs et moniteurs, tous les faits susceptibles d’affecter ou de renforcer la cohésion sociale et la solidarité mais surtout de s’assurer de la non-survenance d’incidents de nature à troubler la bonne tenue des élections.
Ainsi, le jour du scrutin, depuis son secrétariat installé dans les locaux de l’OSCS, les agents déployés sur le terrain ont pu faire parvenir toutes les informations recueillies sur les lieux de supervision. Du coup, tous les dysfonctionnements constatés dans les lieux et bureaux de vote par ses observateurs ont été à temps réel signalés aux autorités compétentes par le biais des superviseurs, pour action afin de rétablir l’ordre et permettre le bon déroulement du processus électoral.
Se réjouissant de la bonne tenue de cette mission, deuxième du genre après celle menée en 2016 aux législatives, le Directeur Général de l’OSCS, Coulibaly Tiohozon, chef de la mission d’observation, a salué ses collaborateurs pour « cette observation dynamique des élections en Côte d’Ivoire, qui a pour but de contribuer à l’organisation d’élections paisibles ». Déplorant toutefois, « la survenue de tensions et échauffourées dans certaines localités lors de la campagne et le jour du scrutin », le chef de la mission d’observation confie que « l’élection s’est déroulée dans l’ensemble dans le calme ».
Cette mission qui se poursuit jusqu’à la fin du processus électoral c’est-à-dire après les contentieux, sera sanctionnée par un rapport qui devra être diffusé auprès de toutes les structures nationales engagées dans le processus électoral en l’occurrence la Présidence, la Primature, la CEI, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le ministère de la Défense, le ministère de la Cohésion Sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté et les partis politiques.
Philip KLA
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