04302026Headline:

L’Union Africaine (UA) a fermement condamné l’exclusion de l’Afrique du Sud des réunions du G20

« La plateforme du G20 n’est le monopole d’aucun pays. L’inclusivité est essentielle. Le pays africain que nous voulons voir à la table, c’est l’Afrique du Sud », a déclaré le président de la Commission de l’UA Mahmoud Ali Youssouf

L’Union africaine (UA) a condamné l’exclusion de l’Afrique du Sud des réunions du G20 organisées sous la présidence tournante des États-Unis, malgré le statut de membre officiel de Pretoria au sein du groupe.

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, s’est exprimé devant la presse en Afrique du Sud, où il se trouve pour présider la session extraordinaire de la 7e législature du Parlement panafricain (PAP).

« Cette année, certains peuvent s’inquiéter de l’absence de participation active de l’Afrique du Sud dans les processus du G20. Pour notre part, nous ne faisons pas que nous inquiéter : nous condamnons cette situation et nous la rejetons », a déclaré Youssouf.

Soulignant que Afrique du Sud constitue un acteur majeur du G20 et que sa présidence de l’an dernier avait été favorablement accueillie par l’opinion publique africaine, il a estimé que « le nouveau sommet prévu à Miami perd tout son sens sur les thèmes de la durabilité et du développement sans la présence de l’Afrique du Sud ».

Mahmoud Ali Youssouf a ajouté que Pretoria avait rempli avec succès sa mission de porter les attentes du continent africain au sein du forum.

La plateforme du G20 n’est le monopole d’aucun pays. L’inclusivité est essentielle. Le pays africain que nous voulons voir à la table, c’est l’Afrique du Sud. Notre position est extrêmement claire

Mahmoud Ali Youssouf

Boycott américain de l’Afrique du Sud

Le président américain Donald Trump affirme que les Blancs, qui représentent un peu plus de 8 % des 63 millions d’habitants de l’Afrique du Sud, seraient victimes d’un « génocide » et de confiscations de terres.

Estimant que l’Afrique du Sud ne devrait pas faire partie du G20, Trump avait qualifié de « scandale absolu » l’organisation du sommet à Johannesburg l’an dernier. Il ne s’y était pas rendu et les États-Unis n’y avaient pas non plus été représentés à un niveau officiel.

Washington s’était également opposé à la publication du communiqué final lors de ce sommet boycotté. L’administration américaine contestait notamment plusieurs priorités inscrites par Pretoria à l’agenda du G20, parmi lesquelles la lutte contre le changement climatique, le financement de la transition vers les énergies propres et la préparation aux catastrophes liées au climat.

Malgré ces pressions diplomatiques, les dirigeants du G20 avaient, à l’initiative de Pretoria, adopté la déclaration commune dès la première session, alors qu’elle est habituellement approuvée en clôture du sommet.

La cérémonie de passation de la présidence du G20 n’avait par ailleurs pas pu se tenir dans les conditions prévues en raison de l’absence d’une représentation américaine de niveau approprié.

L’administration américaine a rejeté ce mois-ci la demande d’accréditation du ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, qui souhaitait participer à la réunion du G20 organisée à Washington.

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