
Des Palestiniens devant l’appartement démoli d’Islam Faroukh, que l’on voit sur l’affiche accrochée à la façade du bâtiment, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le jeudi 8 juin 2023.
Des Palestiniens devant l’appartement démoli d’Islam Faroukh, que l’on voit sur l’affiche accrochée à la façade du bâtiment, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le
Il était presque minuit lorsqu’une soixantaine de jeeps font irruption dans le quartier de Ramallah Tahta, le plus commerçant de la vieille ville, là où se trouvent aussi les cafés et les restaurants.
Le bruit des grenades assourdissantes se mêle à celui des pierres jetées sur les véhicules par des jeunes Palestiniens, puis démarre une longue nuit d’affrontements et le quartier se transforme en scène de guerre. Il y a des coups de feu, des feux d’artifices, le son des sirènes des ambulances.
Au moins 35 personnes ont été blessées, 20 à balles réelles dont un journaliste palestinien, visé par l’armée alors qu’il filmait l’opération.
Ce type de raid n’est pas courant à Ramallah, ces scènes sont bien plus fréquentes dans des villes comme Naplouse ou Jénine au nord de la Cisjordanie.
L’armée est sur place, assure-t-elle, pour démolir l’appartement d’Islam Froukh, ce prisonnier palestinien accusé par Israël d’être à l’origine d’un attentat à la bombe dans deux arrêts de bus à Jérusalem le 23 novembre, tuant deux personnes.
Peu avant 6h du matin ce jeudi, une détonation retentit : l’armée fait exploser son appartement au premier étage d’un immeuble de quatre. « Une punition collective » pour sa famille, ses parents et ses quatre sœurs qui vivaient ici avec lui, dénoncent les Palestiniens.
D’après la famille, une pétition avait été envoyée à la Cour suprême demandant à ce que l’appartement soit scellée, et non démoli, affectant ainsi toutes les fondations du bâtiment, mais Israël a refusé.


