10202021Headline:

Quand Nathalie Yamb réagit aux accusations portées contre Hamed Bakayoko pour “trafic de drogue en Côte d’Ivoire”

Nathalie Yamb a réagi aux accusations portées contre le ministre ivoirien de la défense Hamed Bakayoko, pour trafic de drogue en Côte d’Ivoire.

Une affaire d’Etat. J’ai eu à échanger directement avec l’un des auteurs de l’article qui incrimine Hamed Bakayoko comme LE baron du trafic de drogue en Côte d’Ivoire, car je m’étonnais des différences entre l’article publié en anglais le 20 janvier 2020 dans le Premium Times, et l’article publié en 5 parties sur les sites Vice et Vice Fr, et dont les 3 premiers éléments ont été diffusés depuis fin mai 2020.

L’enquête a eu lieu en 2018 jusqu’en 2019. Les auteurs sont le nigérian Nicholas Ibekwe et le belge Daan Bauwens, tous deux des journalistes d’investigation de renom. Les enquêtes visant à mettre à nu la corruption et les trafics illicites sont souvent longues et coûteuses. Celle-ci ne fait pas exception et a reçu le soutien financier de l’organisation Money Trail, à hauteur de € 10.396, alloué en juillet 2018.

Nicholas Ibekwe confirme qu’ils ont eu plusieurs témoignages, parfois très salaces, incriminant le ministre Hamed Bakayoko, qui a d’ailleurs refusé de répondre à leurs questions, tout comme le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara.

Il a préféré ne pas trop s’appesantir dessus dans la version anglaise, alors que la version néerlandaise (publiée le 13 décembre 2019 sur le site mo.be avec qui Daan Bauwens collabore) et les versions anglaises et françaises parues sur Vice y reviennent dans le détail.

Ce n’est qu’en Afrique (et dans la série Queen of the South) qu’un membre du gouvernement (ministre d’Etat ministre de la défonce – oups pardon – de la défense, premier ministre par intérim, sénateur, maire, député, grand maître de la franc-maçonnerie locale tout ça en même temps) peut être accusé d’être le plus grand trafiquant de drogue de la sous-région, entretenant milices et circuits de blanchiment d’argent grâce à des artistes et projets immobiliers pharaoniques, sans que le gouvernement auquel il appartient ne se prononce sur le sujet, sans que le procureur de la République n’ouvre une enquête, sans que l’assemblée nationale ne mette en place de commission d’enquête parlementaire, et surtout sans qu’il ne songe à démissionner le temps que la lumière soit faite, ou à porter plainte pour diffamation.

Une chose est certaine: avec Ouattara, la Côte d’Ivoire est devenue la plaque tournante, en Afrique de l’Ouest, du trafic mondial de cocaïne. Il y en a peut-être qui cela surprendra, mais alors, ils sont soit aveugles, soit ils vivent sur une autre planète.

En attendant que la Drug Enforcement Agency (Dea) américaine vienne jouer les cowboys chez nous, lavons-nous les mains au savon et observons la scène: Les immeubles pharaoniques (et vides) poussent comme des champignons à Abidjan, alors que la ligne relative à l’impôt foncier urbain a disparu du budget de l’Etat depuis des années; les malls et supermarchés (jamais remplis de clients) pullulent dans la ville; des artistes et pseudo célébrités sans sources de revenus connues font des tournées, voyagent en 1ere classe, achètent des biens immobiliers à tour de bras et ouvrent des business à la pelle, autant de blanchisseries pour une bande de voyous installée à la tête de la Côte d’Ivoire.

Ses membres sont tellement faciles à manipuler par les puissances étrangères, qui sont naturellement au courant de leur implication dans les trafics et détournements en tous genres, et qui ferment les yeux tant que les marionnettes sont obéissantes et font ce qui leur est ordonné, à savoir dépouiller le peuple des ressources qui lui reviennent et maintenir la richesse dans le cercle très ferme des tenants de l’Etat et des puissances coloniales.

En octobre 2020, chaque électeur/électrice devra se poser la question de savoir quelle Côte d’Ivoire il/elle veut pour lui/elle-même et surtout pour ses enfants. Si c’est Medellin ou Sinaloa, alors il faudra voter Rhpd et assimilés, pour que le Clan continue d’opérer.

Si c’est une Côte d’Ivoire des valeurs et de principes, alors il n’y aura qu’un seul choix qui s’imposera

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