
Ahmed Haroun était détenu à la prison de Kober, dans la capitale Khartoum, avec d’autres hauts responsables de l’ancien régime, en particulier Omar el-Béchir, dictateur déchu en 2019 et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour “crimes contre l’humanité” et “génocide” au Darfour.
Dans une allocution enregistrée à la télévision soudanaise mardi soir, Ahmed Haroun, également recherché par la CPI, a affirmé que d’anciens responsables du régime de Béchir n’étaient plus en détention.
“Nous sommes restés en détention à Kober pendant neuf jours (…) et nous avons désormais la responsabilité de notre protection” dans un autre lieu, a-t-il affirmé.
L’endroit où se trouve l’ex-dictateur Omar el-Béchir, au pouvoir pendant 30 ans, n’a pas pu faire l’objet de vérifications indépendantes. Comme Ahmed Haroun, il est recherché pour “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité” au Darfour, dans l’ouest du Soudan.
Un conflit y qui avait éclaté en 2003 entre Khartoum et des membres de minorités ethniques non-arabes. Il a fait quelque 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU. Les forces des FSR regroupent des milliers d’anciens miliciens arabes recrutés par Béchir pour mener la politique de la terre brûlée au Darfour.


