06302022Headline:

 A la découverte du vin Made in Sénégal

Ce projet de vignoble est implanté à l’entrée de la commune, à environ 2 kilomètres de la RN1 en venant de Dakar. Il s’étend sur 14 hectares. Mais au moment de notre visite sur les lieux, les 24 et 25 mars 2022, seul 1 hectare et demi de superficie était emblavé. Ce qui veut dire que le projet est toujours en phase test depuis son démarrage en 2013. « Au début, on a essayé 5 cépages (variétés de plantes) différents.

Parmi ceux-ci, il n’y a que le grenache qui donne du raisin. C’est pourquoi nous l’avons adopté au détriment de tous les autres », explique le chef de Culture et responsable du champ, Abdoulaye Ndiaye.

« Le seul champ de vignoble en Afrique de l’Ouest »
Sur la surface emblavée, 7500 pieds sont en train de pousser. Les grappes en couleurs vertes se développent. À terme, si tous les 14 hectares sont exploités, la production de vignoble pourrait se démultiplier au grand bénéfice de ses initiateurs.

« C’est le seul champ de vignoble en Afrique de l’Ouest. Il y a un autre champ, mais c’est au Cap-Vert. Le raisin ne se repose pas au Sénégal parce qu’il fait très chaud. Il ne s’adapte pas au climat. C’est pourquoi on n’a pas la même densité et la même quantité qu’en France.

Néanmoins, nous avons des pieds qui peuvent produire 5 à 7 grappes », renseigne M. Ndiaye. Contrairement à ce que l’on pourrait bien imaginer, il n’y a pas de production de vin dans ces champs. Pas d’usine sur les lieux.

La fermentation, 2e étape dans le processus de production du vin après la culture du raisin, se passe ailleurs. Où exactement ? Le chef de la Culture au niveau du « Clos des Baobabs » ne sait pas. « Mon travail, explique Abdoulaye Ndiaye, c’est de la taille à la vendange, c’est-à-dire, jusqu’à la récolte. Le reste, ce sont les propriétaires du champ qui s’en occupent ».

Justement, les propriétaires du champ sont deux Français. Philippe Franchois, la soixantaine, est un ancien assureur devenu viticulteur. Il s’est associé avec François Normand, ex-ingénieur informatique. D’après M. Franchois, la production de vin reste, pour le moment, insuffisante. Ils envisagent de le quintupler pour satisfaire la clientèle.

« Notre vin est si exclusif, si unique et de grande qualité. Mais le faible volume à ce jour fait que la demande est très supérieure à l’offre. Donc, la commercialisation se fait à la fois sur le domaine et chez les cavistes pour le moment. Notre capacité et donc nos volumes possibles sur une vendange se chiffrent à environ 1 000 bouteilles. L’objectif à moyen terme est de 5 000/10 000 », nous a fait savoir M. Franchois.

Bés Bi a tenté d’avoir plus d’informations de l’ambassade de France à Dakar sur ce projet de culture de vigne et de production de vin développé par un Français à Nguekhokh. Mais en vain. Après plusieurs relances, un fonctionnaire de l’ambassade a répondu au téléphone : « Je n’ai malheureusement aucune information à ce sujet. »

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