04292026Headline:

Burkina Faso: Procès, Alexandre Sandwidi craint que les accusés ne recouvrent la liberté comme Gbagbo et Blé Goudé.

Le procès du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, débuté en février 2018, risque de prendre fin par un acquittement de tous les accusés “comme celui de (l’ex-président ivoirien) Laurent Gbagbo” à la Cour pénale internationale, a estimé mercredi à Ouagadougou Maître Alexandre Sandwidi, qui a reproché au parquet ne pas avoir “bien ficelé le dossier”, à l’audience.

“Si on n’y prend garde, ce procès finira comme celui de Gbagbo. On aura passé une année à se demander ce qu’il faut retenir (et) à la fin personne ne saura ce qu’il s’est passé exactement”, a déploré Me Sandwidi, estimant que le parquet n’a pas “pris le soin de rassembler les preuves (et) bien ficeler le dossier”. Il a de ce fait invité le juge Seydou Ouédraogo à ne pas hésiter à “acquitter (tous les accusés) s’il le faut”.

Depuis mardi, jour du début de la seconde comparution de son client, le sergent-chef Roger Koussoubé dit le Touareg, l’avocat n’a cessé de reprocher au ministère public de “ne pas avoir fait le travail qu’il faut” et de “ne pas faire avancer” le procès, ajoutant que le parquet “n’a rien à dire en dehors des procès-verbaux (PV)”.

L’idée que son client soit le “messager” du général Gilbert Diendéré (principal accusé) pour transmettre l’instruction de l’exécution du coup d’Etat, comme le soutiennent certains co-accusés, “ne tient pas intellectuellement” selon lui, car il “n’était pas un maillon” dans la chaîne.

Ce sont 84 personnes, dont huit en fuite, qui sont poursuivies essentiellement pour “attentat à la sûreté de l’Etat”, lors du putsch manqué de septembre 2015.

afrique-sur7.fr

What Next?

Recent Articles