Le Burkina Faso a appelé, mercredi, à une approche « plus efficace et mieux structurée » de la Société financière internationale (SFI), branche dédiée au secteur privé du Groupe de la Banque mondiale.
L’appel a été lancé lors d’échanges entre le ministre burkinabé de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et une délégation de la Banque mondiale conduite par Elena Bourganskaia, portant sur l’état de la coopération entre Ouagadougou et la SFI, qui intervient principalement au Burkina Faso à travers l’assistance technique et la mise à disposition de lignes de crédit via les banques commerciales, afin de soutenir le financement des entreprises.
Selon le ministère burkinabé de l’Économie et des Finances, qui a plaidé pour une approche « plus efficace et mieux structurée », la SFI accompagne également les autorités dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à renforcer l’attractivité des investissements privés, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants.
Au cours des discussions, Aboubakar Nacanabo a souhaité que cette visite « ouvre une nouvelle étape » dans les relations avec l’institution, en soulignant la nécessité d’une action plus ciblée, mieux alignée sur les priorités nationales et capable de générer des résultats plus concrets pour le tissu entrepreneurial local.
Le ministre a également insisté sur une meilleure coordination des interventions de la SFI avec les dispositifs nationaux de financement, notamment le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tôogo). L’objectif serait d’optimiser l’impact des ressources mobilisées, de faciliter l’accès des PME au financement et de soutenir durablement la croissance économique.
Cette visite de la délégation de la Banque mondiale s’inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats avec les institutions financières internationales et de promotion du rôle du secteur privé dans le développement du Burkina Faso.



