
Les villes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont complètement paralysées lundi. Les activistes sécessionnistes y ont décrété trois semaines de villes mortes et entendent ainsi empêcher la rentrée des classes prévue le 1er septembre.
Les rues des principales villes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont désertes ce lundi 26 août. À Bamenda comme à Buea, les derniers habitants présents dans les deux capitales régionales anglophones, en proie à un conflit armée, sont restés calfeutrés chez eux, répondant ainsi l’appel d’un « lockdown » du 26 août au 16 septembre, annoncé dès le début du mois d’août.
« C’est pire que ces dernières semaines, où les activités étaient timides les jours de villes mortes (qui se déroulent généralement le lundi en zone anglophone). Contrairement aux autres lundis, il n’y a absolument personne dans les rues, même pas à l’intérieur des quartiers. Les menaces de représailles ont été prises très au sérieux », explique un habitant de Bamenda joint par Jeune Afrique.


