01212022Headline:

Kenya/ La cour d’appel a tranché sur la question de révision de la constitution

Les 7 juges de la Cour d’appel sont unanimes. Les velléités de révision de la constitution du chef de l’État Uhuru Kenyatta sont illégales et passibles de sanction. Le projet ’Building Bridge Initiative’’ subit un nouveau revers et n’a plus d’autre recours que la Cour suprême.

C’est toujours ‘’non’’ pour le projet de révision constitutionnelle porté par le président kenyan Uhuru Kenyatta et son désormais ex-adversaire, l’opposant historique Raila Odinga.

Après plus de 10 heures de procédure, la Cour d’appel a elle aussi déclaré illégale le ‘’Building Bridge Initiative’’, affirmant à l’unanimité que « le président n’a pas le pouvoir, en vertu de la Constitution, d’initier des modifications de la Constitution. Un amendement constitutionnel ne peut être initié que par le Parlement ou par initiative populaire ».

Nouveau coup d’arrêt donc, pour une initiative approuvée par le parlement et qui devait faire l’objet d’un référendum. Pour le chef de l’Etat, elle vise à modifier une conjoncture politique jugée trop avantageuse pour le vainqueur des élections. Ainsi, les sièges à l’assemblée doivent augmenter, et de nouveaux postes gouvernementaux être créés, notamment une primature.

Fortune de William Ruto 2021 - Victor Mochere

Mais ses opposants, dont en tête le vice-président William Ruto, y voient une manœuvre pour conserver de l’influence sur le pays. Kenyatta, qui ne peut plus se présenter aux élections, aurait un accord avec Odinga pour lui céder sa place en contrepartie du poste de premier ministre. La Haute Cour avait déjà invalidé le projet en mai dernier, le jugeant trop hasardeux à moins d’un an du scrutin présidentiel. Le président s’était alors plaint d’une « tentative de bloquer la volonté du peuple ».

Reste à voir comment la situation va évoluer maintenant. Si les soutiens du BBI ont encore la possibilité d’un appel devant la Cour Suprême, Raila Odinga a, semble-t-il, lâché l’affaire. Cette semaine via une chaine de radio locale, il a affirmé qu’il ne contesterait pas la décision de la Cour d’appel, quelle qu’elle soit, et qu’il préférait se concentrer sur les élections. Quant à Uhuru Kenyatta, il risque désormais des poursuites civiles.

agenceecofin

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