04162026Headline:

Le Bénin a enregistré une demande record sur le marché financier de l’UMOA

L’adjudication du 16 avril 2026 pour le Bénin a enregistré plus de 135 milliards de FCFA de soumissions pour une levée cible de 20 milliards, avec un taux d’absorption de seulement 16,20 %.

L’État du Bénin a bouclé ce jeudi une nouvelle opération de levée de fonds sur le marché des titres publics de l’Union économique et monétaire Ouest-africain (Uemoa), à travers une adjudication de bons du Trésor (BAT) organisée par Umoa-Titres.
Le montant global mis en adjudication s’élevait à 20 milliards de FCFA, dont 5 milliards réservés aux offres non concurrentielles. La date de valeur a été fixée au lendemain, soit le 17 avril 2026.

Deux instruments ont été proposés aux investisseurs. Un bon à 91 jours et arrivant à échéance le 16 juillet 2026, et un bon à 182 jours, dont le remboursement est prévu le 15 octobre 2026. La valeur nominale unitaire de chacun de ces titres est fixée à un million de FCFA.
L’opération a suscité un engouement marqué de la part des investisseurs de la sous-région. Au total, 135,826 milliards de FCFA de soumissions ont été réceptionnées, soit près de sept fois le montant initialement mis en adjudication.Cette forte demande s’est répartie entre 60,657 milliards sur la maturité courte, portée par 13 participants ayant déposé 23 soumissions, et 75,169 milliards sur la maturité de 182 jours, avec 19 participants et 32 soumissions enregistrées.

Face à cet afflux, le Trésor béninois a cependant fait preuve d’une grande sélectivité. Seuls 22 milliards de FCFA ont été retenus au total, dont 13,870 milliards sur le compartiment à 91 jours et 8,130 milliards sur celui à 182 jours.
Cela porte le taux d’absorption global à 16,20 %, une proportion révélatrice d’un emprunteur qui entend maîtriser son coût de financement plutôt que de satisfaire l’ensemble de la demande. Le taux de rejet atteint ainsi 113,826 milliards de FCFA.

Sur le plan des rendements, le bon à 91 jours a été adjugé à un taux marginal de 3,6499 %, pour un taux moyen pondéré de 3,5662 % et un rendement moyen pondéré de 3,60 %.
La maturité longue, à 182 jours, affiche quant à elle un taux marginal de 3,90 %, un taux moyen pondéré de 3,8243 % et un rendement moyen pondéré de 3,90 %, traduisant la prime de durée habituelle exigée par les marchés.
La répartition géographique des soumissions illustre l’intégration financière de la zone Uemoa.

Le Bénin arrive logiquement en tête des propositions sur les deux compartiments, avec respectivement 24,582 et 24,234 milliards de FCFA soumis. Le Burkina Faso suit avec 18,925 milliards sur le 91 jours et 23,555 milliards sur le 182 jours, tandis que le Sénégal se distingue particulièrement sur la maturité longue avec 13,500 milliards proposés. La Côte d’Ivoire et le Mali ont également participé sur les deux souches, quand la Guinée-Bissau, le Niger et le Togo n’ont enregistré aucune soumission.

S’agissant des montants effectivement retenus, le Bénin concentre la part la plus importante des adjudications, avec 9,935 milliards sur le 91 jours et 5 milliards sur le 182 jours. La Côte d’Ivoire s’adjuge 2,130 milliards sur la maturité longue, et le Mali 2 miliards sur le court terme et 1 milliards sur le 182 jours. Le Burkina Faso, malgré des soumissions importantes, n’a vu aucune de ses offres retenues, de même que le Sénégal sur les deux compartiments.

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