05112026Headline:

Le Libéria franchit une étape majeure dans la modernisation de son économie

Le gouverneur de la Banque centrale du Libéria, Henry F. Saamoi, a détaillé à Dakar les réformes engagées par son pays pour connecter banques, fintechs et opérateurs de mobile money, dans le but de moderniser les paiements, renforcer la supervision financière et sécuriser les transactions numériques.

Le Libéria travaille à la mise en place d’un vaste écosystème national de paiements numériques destiné à connecter les opérateurs de mobile money, les banques et les fintechs afin d’améliorer l’inclusion financière et la supervision monétaire, a annoncé, vendredi dernier, le gouverneur de la Banque centrale du Libéria, Henry F. Saamoi.

S’exprimant à l’occasion de la 3e édition de la conférence internationale de la BCEAO, ouverte ce matin à Dakar sous le thème : « Crypto-actifs et innovations numériques : opportunités et défis pour la stabilité monétaire et financière », le responsable libérien a détaillé les réformes engagées pour moderniser les infrastructures financières du pays et réduire progressivement la dépendance à l’argent liquide.

Selon lui, deux opérateurs de mobile money dominent actuellement le marché libérien, mais fonctionnent encore « en silos », limitant la visibilité des autorités sur l’ensemble des flux financiers numériques.

La Banque centrale travaille ainsi à la création d’un « switch national » de paiements électroniques destiné à interconnecter les différents acteurs du secteur financier au sein d’une même plateforme.

Ce système permettra notamment un accès en temps réel aux données de paiement et une meilleure conduite de la politique monétaire, selon les autorités.

Henry F. Saamoi a expliqué que les premières priorités du pays avaient porté sur l’interopérabilité et les paiements inclusifs, avec le déploiement de systèmes de paiement instantané.

Parallèlement, Monrovia renforce les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, en coopération avec la police et l’Agence de renseignement financier.

Un protocole d’accord a également été signé pour améliorer les procédures de connaissance du client (KYC) et renforcer la surveillance du secteur financier numérique.

Le gouverneur a indiqué que la Banque centrale travaillait aussi sur la délivrance de licences aux prestataires de services financiers, la protection des consommateurs et l’éducation financière afin de favoriser l’adoption des services numériques.

Les autorités ont par ailleurs mis en place un système d’alerte publique destiné à signaler les services financiers non autorisés.

« Tout produit non approuvé par la Banque centrale est immédiatement fermé et signalé aux autorités judiciaires », a-t-il affirmé.

Selon Henry F. Saamoi, l’objectif est de bâtir un système financier numérique « sûr », capable de protéger à la fois l’économie nationale, les consommateurs et la souveraineté monétaire du pays.

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