La population égyptienne a franchi le seuil des 109 millions d’habitants, selon les données de l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS) diffusées samedi 9 mai .
Le nouveau cap à 109 millions d’Egyptiens a été franchi 267 jours seulement après avoir atteint les 108 millions le 16 aout 2025. De sorte que cette croissance d’un million d’habitants s’est opérée en huit mois et 27 jours.
« Le nombre de naissances a atteint 1,452 million sur la période allant du 16 août 2025 au 9 mai 2026 », indique un communiqué du CAPMAS.
Ce chiffre représente une moyenne de 5 439 naissances par jour, soit 227 naissances par heure et 3,8 par minute.
Selon les données du CAPMAS, le délai nécessaire pour atteindre 109 millions d’habitants est tombé à 267 jours, contre 287 jours pour le million précédent et 268 jours pour celui d’avant.
« Cette dynamique s’explique par une hausse de la moyenne quotidienne des naissances, qui s’élève à 5 439 nouveau-nés pour le million actuel, contre 5 165 naissances lors du passage aux 108 millions et 5 385 pour les 107 millions », souligne le communiqué.
Les données font état d’une légère progression de la mortalité quotidienne moyenne, qui atteint 1 694 décès, contre 1 681 et 1 654 respectivement pour les deux millions précédents.
Selon les données préliminaires de 2025 du ministère de la Santé, le taux de natalité en Egypte a légèrement reculé, passant de 18,5 % en 2024 à 18,1 % en 2025. Les taux les plus élevés se trouvent en Haute-Egypte, notamment à Assiout (22,8 ‰), Sohag, Qena, Minya et Beni Sueif. Les taux les plus bas sont enregistrés à Port-Saïd (11,4 ‰), suivie de Dakahlia, Damiette, Gharbia et Suez.
Cette baisse constante depuis cinq ans témoigne des efforts accomplis pour maîtriser la croissance démographique, ajoute-t-on.
La tendance est confirmée par l’indice de fécondité, qui a chuté de manière significative : après avoir baissé de 3,5 enfants par femme en 2014 à 2,85 en 2021, l’indice a continué à diminuer pour atteindre 2,34 enfants par femme en 2025.
Le gouvernement égyptien mène des politiques actives pour freiner la croissance démographique à travers des programmes de planning familial visant à réduire les taux de fécondité. Ces efforts incluent des incitations financières (1 000 livres égyptiennes par an) pour les mères ne dépassant pas deux enfants, ainsi que des projets visant à réduire les subventions sur les services publics pour les troisième et quatrième enfants. Parallèlement, l’Etat garantit l’accès aux moyens de contraception, proposés gratuitement ou à des prix subventionnés.



