Le salaire minimum d’embauche va être revalorisé, d’ici quelques jours, d’au moins 14% dans le secteur privé à Madagascar. Le ministère du Travail doit trancher le montant exact, après des négociations infructueuses entre les principaux syndicats de travailleurs et les organisations du patronat. Cette augmentation, qui aurait dû intervenir début mars, est très attendue par les travailleurs, dans un contexte de forte inflation.
Une revalorisation de 14% du salaire minimum d’embauche pour atteindre 300 000 ariary (61 euros) : c’est ce qu’avaient convenu, en février, trois syndicats représentatifs des travailleurs du privé et les deux principales organisations du patronat, le Fivmpama et le Groupement des entreprises de Madagascar. Mais en l’absence d’un quatrième syndicat représentatif à la table des négociations – le SVS –, l’accord a été abandonné.
La nouvelle réunion, qui s’est tenue vendredi 17 avril, a donné lieu à un bras de fer. Les syndicats, enfin au complet, ont revu leur demande à la hausse, réclamant un salaire minimum de 360 000 ariary (74 euros), soit une augmentation de 37%. Ils argumentent et rappellent que ce montant n’équivaut même pas à 3 dollars par jour, soit le seuil international de pauvreté défini par la Banque mondiale. Par ailleurs, le taux d’inflation estimé par cette même institution, à 8,3% pour 2026, affecte durement le pouvoir d’achat des ménages malgaches.
Mais après une série de consultations, le patronat a communiqué son refus, au ministère du Travail, en défendant l’augmentation de 14% convenue initialement en février. C’est désormais à l’État de trancher. Le décret sera adopté la semaine prochaine, en Conseil de gouvernement.



