Le président libérien Joseph Boakai a renouvelé pour un an le mandat de l’Office chargé de préparer la création d’un Tribunal spécial pour les crimes de guerre et d’une Cour nationale anticorruption.
Par un décret signé dimanche 3 mai 2026, le chef de l’État libérien prolonge jusqu’au 30 avril 2027 le mandat de l’Office du Tribunal pour crimes de guerre et crimes économiques du Libéria, initialement institué en mai 2024.
L’Office a jusqu’ici finalisé deux projets de loi soumis au Parlement : l’un portant création d’un Tribunal spécial pour crimes de guerre, l’autre d’une Cour nationale anticorruption.
Durant cette nouvelle année de mandat, l’Office devra mobiliser des financements auprès des partenaires internationaux, apporter un appui technique au Parlement pour l’adoption des textes et élaborer les cadres opérationnels des deux juridictions.
Le décret fixe des délais stricts : un plan de mobilisation des ressources dans les 60 jours, un cadre d’appui législatif dans les 90 jours, et les plans de mise en œuvre complets dans les 120 jours suivant l’entrée en vigueur, fixée au 1er mai 2026.
Sur le plan financier, l’Office est doté d’une enveloppe annuelle de deux millions de dollars, versée par le ministère des Finances en quatre tranches trimestrielles égales de 500 000 dollars, imputées au budget du ministère de la Justice.
Un rapport consolidé de mi-parcours est attendu dans six mois, et un rapport final accompagné d’un plan de transition devra être remis au plus tard le 15 avril 2027, avant la dissolution ordonnée de l’Office prévue à compter du 1er mars 2027.



