Le Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibah a exprimé son appui au « mini-dialogue » politique conduit par les Nations Unies, tout en appelant à accélérer l’organisation d’élections nationales destinées à sortir le pays de l’impasse institutionnelle.
Selon un communiqué du gouvernement libyen diffusé lundi, le soutien de Dbeibah au « mini- dialogue » de l’ONU a été exprimé lors d’un entretien avec l’envoyée spéciale de l’ONU pour la Libye, Hanna Tetteh, consacré à la dernière feuille de route politique de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL). La rencontre intervient dans un contexte de blocage prolongé des institutions et de fragmentation de l’exécutif et du législatif libyens.
Dans les échanges, la représentante onusienne a informé le chef du gouvernement libyen des efforts en cours visant à rapprocher les positions des acteurs politiques libyens. Elle a présenté le « mini-dialogue » comme une étape initiale d’un processus plus large, centré sur la finalisation des lois électorales et la réorganisation de la Haute Commission électorale nationale, considérée comme un acteur central dans la préparation du scrutin.
Dans la continuité de ces discussions, Abdulhamid Dbeibah a réaffirmé le soutien de son gouvernement à des « solutions pratiques et réalisables » orientées vers une transition politique menée par des civils. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de définir un cadre électoral clair et applicable, estimant que la tenue rapide d’élections constitue une priorité pour mettre fin aux divisions institutionnelles et restaurer une légitimité politique fondée sur le vote.
Sur le plan politique intérieur, la question électorale demeure au cœur des divergences entre les principales institutions rivales du pays, en l’absence d’un consensus sur les bases constitutionnelles du scrutin. Les initiatives onusiennes successives ont jusqu’ici cherché à établir un compromis entre les différentes parties, sans parvenir à fixer un calendrier électoral contraignant.
Par ailleurs, des informations relayées par certains médias font état d’une initiative parallèle non officialisée, évoquant des propositions de restructuration politique incluant un nouveau conseil présidentiel et un gouvernement unifié, supposément discutées dans des cercles diplomatiques. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés par les Nations Unies ni par les autorités libyennes concernées, et restent à ce stade au niveau de spéculations politiques circulant dans l’espace médiatique.



