L’Ouganda envisage de mettre fin à l’exportation de café non transformé afin de renforcer son industrie locale et d’augmenter les revenus des producteurs grâce à la transformation sur place.
À Kampala, la présidence ougandaise a indiqué sur le réseau X que l’interdiction envisagée des exportations de café non traité pourrait profondément transformer la filière café, en stimulant la création d’emplois et en améliorant la valeur ajoutée du produit. Le gouvernement estime qu’il est essentiel de mieux exploiter les ressources nationales, notamment le café, le coton et les minerais, afin de générer davantage de revenus et de financer les grands projets d’infrastructures du pays.
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large annoncée par le président Yoweri Museveni, qui prévoit une interdiction progressive de l’exportation de matières premières non transformées. Selon la présidence, cette politique vise à encourager la transformation locale des produits agricoles et miniers, afin de capter davantage de valeur ajoutée au niveau national.
Le secteur agricole ougandais, fortement dépendant des exportations brutes, serait particulièrement concerné. Le pays exporte actuellement une large gamme de produits non transformés, dont le café, les bananes, le maïs, le riz, le manioc, le thé, les fruits et légumes, ainsi que des produits de l’élevage et du poisson.
Les autorités estiment que la transformation locale permettrait non seulement d’augmenter la valeur des exportations, mais aussi de rendre les produits ougandais plus compétitifs sur les marchés internationaux, où les produits transformés se vendent généralement à des prix plus élevés.
Pour le gouvernement, cette réforme constitue un levier majeur de l’industrialisation du pays et un moyen d’accroître durablement les revenus nationaux et l’emploi. Le président Museveni a qualifié cette orientation de « pas dans la bonne direction », soulignant son importance pour le développement économique de l’Ouganda.



