Le Mali a lancé vendredi 26 décembre 2025 sa campagne nationale annuelle de vaccination du cheptel. Les autorités présentent cette opération comme un enjeu majeur de santé animale et de sécurité alimentaire.
La cérémonie officielle s’est tenue au parc à bétail de Kati Draal, dans la commune de Kambila. Elle a été présidée par le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga.
Selon les autorités, la campagne vise à lutter contre les principales maladies animales affectant les bovins, ovins, caprins, camelins et volailles. Elle doit également contribuer à la protection du cheptel national et à l’amélioration des revenus des éleveurs.
L’élevage occupe une place centrale dans l’économie malienne. Le secteur représente environ 12 % du produit intérieur brut. Il fait vivre directement ou indirectement près de 30 % de la population. Le cheptel national est estimé à plus de 100 millions de têtes toutes espèces confondues, selon des données du ministère de l’Élevage et d’organisations internationales.
Les autorités rappellent que les maladies animales entraînent des pertes économiques importantes. Dans certaines zones sahéliennes, ces pertes peuvent atteindre 20 à 30 % de la production annuelle. Elles affectent la disponibilité des produits d’origine animale et les revenus des ménages ruraux.
La vaccination animale est également présentée comme un outil de prévention des maladies zoonotiques. Selon les agences internationales de santé, plus de 60 % des maladies infectieuses émergentes dans le monde sont d’origine animale. Ces risques sont intensifiés dans les zones à forte mobilité du bétail.
Lors de la cérémonie, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali a salué la criminalisation du vol de bétail. Il a également attiré l’attention sur la situation du Centre national d’insémination animale, évoquée comme un enjeu pour l’amélioration génétique du cheptel.
Le Premier ministre a appelé à la mobilisation des éleveurs, des services vétérinaires et des collectivités locales. Il a souligné la nécessité d’assurer le déploiement effectif de la campagne sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones confrontées à l’insécurité.
Les autorités ont enfin remercié les partenaires techniques et financiers impliqués dans la campagne. Parmi eux figurent la FAO, l’Organisation mondiale de la santé animale et le Comité international de la Croix-Rouge, engagés dans les programmes de santé animale et de résilience pastorale au Mali.



