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Maroc: Aziz Akhannouch, présente les deux chambres du Parlement le bilan de son mandat

Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a présenté ce mercredi 15 avril 2026 devant les deux chambres du parlement, le bilan de l’action de l’exécutif durant les cinq dernières années.

À quelques mois de la fin du mandat, le chef du gouvernement a détaillé l’action de l’exécutif depuis 2021, avec un focus sur les textes adoptés et les grandes orientations.

Dans son intervention devant les deux chambres du parlement marocain, Aziz Akhannouch a inscrit le bilan de son équipe dans la continuité des hautes orientations royales ayant contribué à un essor tous azimuts, permettant de hisser le Royaume parmi les pays émergents et de l’ériger en modèle régional de résilience, d’innovation et de capacité à capitaliser sur les mutations internationales au service du processus de développement et de progrès,

Le Chef du gouvernement a relevé que le Maroc, en tant que pilier de la stabilité régionale et continentale et puissance économique et démocratique émergente, est désormais un partenaire international fiable et incontournable dans son environnement euro-méditerranéen et africain, ainsi qu’à l’échelle internationale. Akhannouch a aussi noté que la question du Sahara a connu des évolutions stratégiques inédites à la faveur d’une augmentation du nombre des grandes puissances et partenaires internationaux ayant appuyé le Plan d’autonomie, avec à leur tête les États-Unis d’Amérique, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, aux côtés de nombreux pays arabes et africains frères et amis qui ont réaffirmé leur ferme soutien à la pleine souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.

Cette question a franchi une phase décisive avec l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2797, qui a consacré l’initiative d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme une base sérieuse, crédible et réaliste pour un processus politique de négociation entre les parties concernées, a-t-il fait observer.

Sur le plan économique, Akhanouch a souligné que l’Exécutif a instauré une nouvelle vision de l’investissement dans le Royaume, fondée sur la confiance, la clarté et le partage des responsabilités.

Il a rappelé dans ce sens que son gouvernement a accéléré la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, dans le cadre d’une feuille de route visant à porter à deux tiers la part du secteur privé à l’investissement national à l’horizon 2035, notant que cette vision procède d’une conviction profonde selon laquelle l’État doit créer les conditions propices et libérer les énergies d’initiative et d’innovation, appelées à contribuer à la construction de l’économie nationale.

Akhannouch a indiqué que la Commission nationale des investissements a approuvé 381 projets d’un montant global de 581 milliards de dirhams (MMDH) pour la création de 245 000 emplois directs et indirects. Sur ce total, 297 projets devant générer environ 201 000 emplois directs et indirects ont été validés depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement pour un investissement total de 513 MMDH.

S’agissant du dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), il a relevé que des subventions spécifiques ont été mises en place afin de consacrer la dimension territoriale de l’investissement et de renforcer sa gouvernance déconcentrée. Les Centres régionaux d’investissement (CRI) ont reçu, à fin février dernier, un total de 209 projets, dont 33 ont été approuvés par les Commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI) pour un montant global de 483 millions de dirhams. Ils devront créer environ 940 emplois directs, a précisé le Chef du gouvernement.

Il a ajouté que cette dynamique s’est également traduite par une hausse des investissements directs étrangers (IDE), passées de 32,5 MMDH en 2021 à près de 56 MMDH en 2025, soit une progression d’environ 73%, notant que le gouvernement a accompagné cette évolution par le renforcement d’un climat des affaires compétitif et fiable, à travers la mise en œuvre d’une part importante de la feuille de route nationale pour l’amélioration de l’environnement des affaires.

Concernant l’investissement public, M. Akhannouch a indiqué que son volume est passé de 230 MMDH en 2021 à près de 380 MMDH en 2026, soit une hausse de près de 65%, relevant que ces investissements placent le développement des infrastructures au cœur du projet de développement global.

Par ailleurs, le Chef du gouvernement a relevé que la croissance et la diversification des exportations industrielles entre 2021 et 2025 ont permis de renforcer la place de l’industrie comme pilier essentiel de l’économie nationale émergente, atteignant environ 408 MMDH en 2025, en hausse de 44,5% par rapport à 2021, soutenue notamment par les performances des métiers mondiaux du Maroc, en particulier les industries automobile et aéronautique.

Dans le domaine de la souveraineté énergétique, il a affirmé que le Royaume a poursuivi l’accélération de sa transition vers les énergies renouvelables, dont la part dans le mix électrique est passée de 37,1% en 2021 à environ 46,1% actuellement. Il a également évoqué le lancement d’une offre ambitieuse dans l’hydrogène vert, à travers la mobilisation d’un million d’hectares de foncier industriel, dont 300 000 hectares dans une première phase, ainsi que la réception de plus de 40 demandes d’investissement de la part d’acteurs nationaux et internationaux, dont huit projets ont été approuvés pour un montant global avoisinant 43 milliards de dollars.

Concernant le secteur du tourisme, il a souligné que le Maroc s’impose désormais comme l’une des destinations touristiques les plus attractives au monde, rappelant que le Royaume a accueilli environ 19,8 millions de touristes, soit une hausse de 53,5 % par rapport à 2019. Les recettes touristiques ont atteint un niveau record de 138,1 MMDH, en progression de 75,5%, reflétant le dynamisme du secteur et sa contribution croissante à l’économie nationale, s’est-il félicité.

Le gouvernement a également placé la renforcement des infrastructures au cœur du projet de développement global.

Dans le domaine industriel, le Chef du gouvernement a fait savoir que l’exécutif a poursuivi la réalisation, l’extension et la réhabilitation des infrastructures industrielles, à travers la signature de 64 projets d’un investissement global de plus de 16 milliards de dirhams, auquel l’État a contribué à hauteur d’environ 4,5 milliards de dirhams.

Ces projets permettront de mobiliser près de 4 400 hectares supplémentaires de foncier industriel, englobant les zones d’accélération industrielle, les zones industrielles ainsi que les zones d’activités économiques dans les différentes régions du Royaume, a-t-il dit. S’agissant des infrastructures hydrauliques, il a relevé que le gouvernement, en exécution des Hautes orientations royales, a procédé à l’actualisation du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation pour la période 2020–2027, en portant son coût global de 115 milliards de dirhams à environ 143 milliards de dirhams, parallèlement, à l’accélération des programmes de dessalement de l’eau de mer, dont la capacité de production a atteint près de 415 millions de mètres cubes à fin 2025, avec des prévisions visant 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, ce qui permettra de couvrir environ 60 % des besoins nationaux en eau potable.

D’autre part, M. Akhannouch a fait observer que l’exécutif s’est attaché à moderniser les infrastructures sanitaires et à en améliorer la gouvernance. 29 projets hospitaliers régionaux ont été réalisés entre 2022 et 2025, permettant la création de 3 168 lits supplémentaires, a-t-il expliqué, notant que l’achèvement de la réalisation de 20 nouveaux hôpitaux est prévu au cours de l’année 2026, pour une capacité d’accueil avoisinant 3 067 lits, ainsi que la programmation de 15 projets additionnels représentant une capacité d’environ 1 810 lits, dans le cadre du renforcement de l’offre de soins au niveau régional.

Dans les secteurs de l’éducation et de la formation, de nouveaux établissements universitaires ont vu le jour, accompagnés d’une hausse du nombre d’enseignants et d’une amélioration des infrastructures d’accueil des étudiants. En parallèle, la formation professionnelle continue de se structurer avec l’extension des Cités des métiers et des compétences. Enfin, la transformation digitale s’accélère dans le cadre de la stratégie Maroc numérique 2030. L’augmentation significative des investissements dans ce domaine accompagne le déploiement des services numériques, des technologies avancées et du soutien aux start-up. Cette dynamique devrait favoriser la création de centaines de milliers d’emplois à l’horizon 2030.

En matière d’emploi, le gouvernement a insisté sur la création, malgré une conjoncture difficile, «d’environ 850 000 postes d’emploi nets sur la période allant de 2021 à 2025, soit une moyenne de près de 170 000 postes annuellement».

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