Le Mozambique a officiellement reconnu une pénurie de carburant qui affecte plusieurs grandes villes du pays, tandis que le gouvernement avertit qu’une augmentation des prix à la pompe pourrait devenir inévitable en raison des tensions sur les marchés internationaux.
Le porte-parole du Conseil des ministres mozambicain, Salim Valá, a indiqué mardi que la pénurie de carburant pourrait conduire à une hausse des prix à la pompe, mettant en cause des perturbations du commerce mondial liées au conflit en cours au Moyen-Orient, lequel a réduit l’offre de carburant disponible à l’échelle internationale.
S’exprimant à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement, il a précisé que les autorités suivent de près l’évolution de la situation et que des mesures seront annoncées « en temps voulu ».
« À ce stade, l’essentiel est de dire que nous travaillons sur ce dossier et que nous l’examinons avec la plus grande attention », a-t-il déclaré.
Les marchés mondiaux de l’énergie restent sous pression depuis l’intensification des tensions au Moyen-Orient, qui a perturbé les routes maritimes, augmenté les coûts d’assurance et ralenti les livraisons.
Plusieurs pays membres de la SADC ont déjà réagi en relevant les prix des carburants ou en ajustant leurs dispositifs de subvention afin d’amortir l’impact de la hausse des coûts d’importation.
Jusqu’ici, le Mozambique n’a pas procédé à une augmentation des prix, mais Salim Valá a laissé entendre que cette position pourrait évoluer si la situation perdure.
« Plusieurs pays de la SADC ont augmenté les prix du carburant. Le Mozambique ne l’a pas encore fait, mais nous suivons la situation de près », a-t-il conclu.



