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Ouganda: Le Parlement a approuvé, un budget supplémentaire de 1 100 milliards de shillings

Le Parlement ougandais a approuvé un budget additionnel de 1 100 milliards de shillings (environ 1,2 milliard d’euros), destiné notamment à financer la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni, selon un communiqué consulté mercredi.

Ces fonds serviront aussi à préparer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 ainsi qu’à organiser les élections des conseils locaux, entre autres priorités.

La demande a été présentée mardi devant les députés par le ministre d’État aux Finances, Henry Musasizi. L’adoption du budget est intervenue après la suspension de l’examen d’une motion liée à l’article 160, par la Commission du budget et d’autres commissions sectorielles.

À l’origine de cette suspension, le député Fox Odoi-Oywelowo a défendu la nécessité de ce financement pour couvrir des dépenses jugées essentielles, notamment celles liées aux élections locales. Il a souligné l’importance de garantir des ressources suffisantes pour permettre aux citoyens d’exercer pleinement leurs droits démocratiques à tous les niveaux administratifs.

Dans le détail, 29 milliards de shillings sont alloués au ministère des Sports pour lancer les préparatifs de la CAN, 56 milliards au ministère des Collectivités locales pour les élections municipales, et 3 milliards à la présidence pour la cérémonie d’investiture. Par ailleurs, 46 milliards serviront à combler des insuffisances salariales dans différents secteurs.

Conformément à la législation sur la gestion des finances publiques, seules les dépenses imprévues ou inévitables peuvent être intégrées à un budget supplémentaire. Le ministre Musasizi a expliqué que, bien que certaines charges — comme la prestation de serment présidentielle — aient été anticipées, leur coût réel dépasse les montants initialement prévus.

Il a également insisté sur l’urgence des investissements liés à la CAN 2027, incluant des travaux routiers à Kira, la rénovation du stade de Kadiba, la promotion des villes hôtes, ainsi que des actions en matière de sécurité routière et d’assainissement à Hoima et Masindi.

Toutefois, plusieurs députés de l’opposition ont contesté le caractère urgent de ces dépenses. Ibrahim Ssemujju et Medard Ssegonna ont estimé que la plupart des postes budgétaires étaient prévisibles et auraient dû être intégrés au budget initial. Jonathan Odur a, pour sa part, demandé davantage de transparence, notamment sur l’organisation des élections locales.

Malgré ces critiques, le gouvernement défend la nécessité d’adopter rapidement ce budget afin de répondre à des besoins jugés prioritaires avant la fin de l’exercice financier en cours.

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