05242022Headline:

RDC: Thomas Lubanga et Germain Katanga toujours otages du groupe armé Codeco

Les huit négociateurs envoyés par le président Félix Tshisekedi en Ituri pour négocier un cessez-le-feu avec des groupes armés sont toujours détenus par la milice Codeco. Ils ont été faits prisonniers le 16 février. Parmi eux, deux anciens chefs de guerre, connus pour avoir été les premiers condamnés de l’histoire de la Cour pénale internationale (CPI) : Thomas Lubanga et le général Germain Katanga, condamnés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au début des années 2000.

Après avoir purgé leurs peines, ils tentaient leur reconversion en tant qu’émissaires. Et c’est en pleine mission auprès de la milice Codeco qu’ils ont été capturés dans le territoire de Djugu, quartier général de la milice. Depuis, les autorités tentent d’obtenir leur libération mais les miliciens ont posé des conditions.

En plus d’une amnistie pour ses combattants et leur intégration dans l’armée régulière, la milice Codeco a demandé la levée de l’état de siège instauré depuis dix mois en Ituri mais également un arrêt des opérations militaires dans la même province.

Des demandes difficiles à satisfaire pour Kinshasa qui exclut pour le moment une libération des otages par la force.

Selon le ministre de la Défense nationale, les négociations évoluent toutefois positivement. Il se montre même optimiste et affirme que ces pourparlers pourraient connaître prochainement une issue heureuse. Les négociations sont menées depuis deux semaines à distance. Les autorités ont désigné comme médiateur un autre ancien chef de guerre.

Depuis leur capture, les otages ont été conduits à Gutsi, l’un des bastions de la milice. Ce week-end, les images des captifs ont été partagées sur les réseaux sociaux en guise de preuves de vie. Thomas Lubanga et deux autres otages seraient malades et sans traitement, d’après une source gouvernementale.

Pour la milice Codeco, si les émissaires ont été retenus, c’est parce que l’armée, sur ordre du gouverneur militaire, avait procédé à des bombardements sur une localité proche du lieu où se tenaient les pourparlers. Accusation rejetée par le chef politico-militaire.

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