De retour sur la scène politique tchadienne après une longue période de retrait, le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) prévoit d’organiser une grande manifestation le 2 mai 2026.
Baptisée « Marche d’indignation et de protestation », une mobilisation du GCAP est annoncée à l’échelle nationale ainsi qu’au sein de la diaspora tchadienne.
Lors d’un point de presse tenu le 16 avril à N’Djaména, le groupe a présenté les grandes lignes de cette initiative. Selon son représentant, le Pr Avocksouma Djona, cette marche vise à dénoncer ce qu’il qualifie de dérives du pouvoir au cours des cinq dernières années. Il évoque notamment des violences, intimidations, enlèvements et poursuites judiciaires visant des acteurs politiques, des militants, des journalistes, des religieux et des syndicalistes.
Le GCAP critique également le fonctionnement des institutions publiques, qu’il accuse d’être inféodées au parti au pouvoir, le MPS. D’après le groupe, ces institutions ne rempliraient pas leur rôle de contrôle et d’action au service de la population.
Face à cette situation, le Pr Djona estime que les citoyens tchadiens vivent sans garanties suffisantes en matière de droits, de libertés et de justice.
Pour préparer la mobilisation du 2 mai, le GCAP prévoit plusieurs actions dès le 16 avril : diffusion d’un document explicatif, appel à la diaspora, mise en place de comités d’organisation, et communication à destination des institutions internationales ainsi que des forces de défense et de sécurité.
Le groupe appelle ainsi les citoyens, au Tchad comme à l’étranger, à se mobiliser massivement pour dénoncer l’injustice et revendiquer leurs droits.
Toutefois, l’incertitude demeure quant à l’autorisation de cette manifestation. Depuis les événements violents du 20 octobre 2022, les rassemblements de l’opposition et de la société civile font régulièrement l’objet d’interdictions.



