06272022Headline:

Un ambassadeur préconise d’inculquer l’intégration aux Africains dès l’enfance

Le directeur général de l’Intégration africaine, l’ambassadeur Wautabouna Ouattara, préconise que l’intégration, qu’elle soit sous-régionale à travers la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ou continentale (Union africaine), soit inculquée aux citoyens dès la petite enfance pour favoriser l’unité des peuples africains.

“Je souhaite que de la même façon que l’hymne nationale de la Côte d’Ivoire est enseignée dans nos écoles, il est bon que l’hymne de la CEDEAO le soit pour que les valeurs communes de cette Communauté soient également enseignées”, a déclaré DG, au terme d’une communication sur “L’Union africaine”, lors du séminaire de formation des journalistes économiques initié par le ministère de l’Economie et des Finances, du 23 au 26 mai 2022 à Grand-Bassam.

Selon lui, ainsi, les enfants, dès le bas âge, comprennent qu’ils appartiennent à un espace intégré, et qu’au delà de leur appartenance à leur pays ils font parti d’une sous-région, et d’un continent uni qui partage la même histoire et les mêmes aspirations. ” Je suis Ivoirien certes, mais je suis ouest-Africain (…) Que les enfants qui seront les décideurs de demain, grandissent avec cette mentalité”, a insisté Pr Wautabouna Ouattara.

Professeur Ouattara a précisé que l’appartenance à un espace intégré comme la CEDEAO permet de bénéficier de certains acquis notamment, les passeports en commun, de voyager d’un pays à un autre sans le visa et de bénéficier de l’uniformisation des cartes d’identifié, qui est une initiative en projet.

L’Union africaine, dans son agenda 2063 à travers sa vision d’une “Afrique Intégrée”, ambitionne de travailler ensemble pour un continent uni et prospère. Cette vision se fonde sur quatre principaux axes. Il s’agit de la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, de l’augmentation du volume des échanges intra-africains, de la création d’une union douanière africaine avec un marché commun africain et une union monétaire, une augmentation de moins de 50% de la production d’énergie africaine pour contribuer à la transformation industrielle du continent et le confort des citoyens.

En juin 2015, l’UA a ouvert les négociations en vue d’un Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui a été ratifié le 21 mars 2018. Cette accord institue un marché continental unique pour les marchandises qui sera créé à travers l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce des marchandises

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