Le verdict est enfin tombé. MHD, l’une des figures phares de l’Afro-Trap, a été condamné le vendredi 28 février en appel à 12 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire.
L’artiste rappeur français, âgé de 29 ans a clamé son innocence jusqu’au bout et dispose de 10 jours pour se pourvoir en cassation. Les faits remontent à la nuit du 5 au 6 juillet 2018 à Paris. Un jeune homme de 23 ans du nom de Loïc K., a été mortellement agressé dans le cadre d’une rixe entre la cité Rouge et la cité de la Grange aux Belles.
Il aurait été renversé par une Mercedes appartenant à MHD, avant d’être battu et poignardé à mort. Plusieurs témoins affirment avoir reconnu le rappeur sur place grâce à ses vêtements distinctifs.
Une défense campée sur l’innocence
Tout au long du procès, MHD a nié son implication dans cette affaire. « Tout ce que j’ai à dire, c’est que je n’ai pas participé à ces faits », a-t-il soutenu fermement, avant de déclarer face à la cour, « Je suis la cible parfaite ». Malgré les témoignages et les éléments à charge, il a toujours maintenu ne pas avoir été présent au moment des faits.
« Je fais du rap, j’ai une image. Rap et poucave, ce sont deux choses qui ne collent pas », a-t-il affirmé.
Pourtant, la justice a estimé que les preuves réunies suffisaient à confirmer sa culpabilité. La condamnation de l’artiste repose notamment sur la reconnaissance visuelle des témoins et sur l’identification de son véhicule sur les lieux du crime. Ses coaccusés, également impliqués, ont reçu des peines similaires.
Entre omerta et regret
MHD a également expliqué pourquoi il ne souhaitait pas donner davantage d’informations sur les personnes présentes cette nuit-là. « Je fais du rap, j’ai une image. Rap et poucave, ce sont deux choses qui ne collent pas », a-t-il affirmé. L’artiste français a laissé entendre qu’il était incapable de livrer des noms, par loyauté ou par crainte des représailles.
Cependant, il a exprimé une forme de culpabilité indirecte : « Je tiens à dire que je suis désolé si je ne suis pas en mesure de jeter plus de lumière sur les personnes qui étaient présentes. Je me sens aussi, entre guillemets, coupable de tous ces éléments ». Malgré cette déclaration, la cour a tranché, laissant peu de place au doute sur son implication dans cette affaire tragique.



