L’héritage musical de DJ Arafat vient d’être encore pillé, ont déploré des proches et Conseils du chanteur décédé des suites d’un accident de la circulation en 2019. La sortie de l’album posthume ‘’Unique’’ de DJ Arafat le 08 mai 2026 sous le label Obouo Music relance les débats sur la gestion de l’héritage musical du ‘’Daïshi’’.
Les fans, les proches ainsi que les Conseils de DJ Arafat ont encore été surpris par la sortie d’une œuvre posthume. En août 2025, ceux-ci avaient esté une action en justice pour dénoncer la sortie d’un premier album baptisé ‘’In memory’’. Alors même que l’affaire est encore aux mains de la justice ivoirienne, un autre album vient de sortir au compte du même label.
Sur cette nouvelle œuvre, note-t-on huit titres avec deux chansons inédites en featuring avec Didi B. ‘’Venez, on va danser’’ et ‘’Traumatiser’’ sont des titres dont la sortie avait été refusée à Didi B. Un album inédit de DJ Arafat étant en gestation.
Maître Alain Bokola, l’avocat de DJ Arafat, avait dénoncé en août 2025 le « braconnage » des droits d’auteur et autres droits digitaux devant revenir aux ayants-droits. Un préjudice qui selon lui pourrait se chiffrer au milliard de F CFA. Il s’était dit préoccupé par la situation alarmante des abus et autres exploitations illicites des œuvres de DJ Arafat. « La situation est très grave. Ce sont des centaines de millions voire des milliards de F CFA qui sont indument volés », avait-il dénoncé, signifiant que les auteurs de ces « braconnages » seront poursuivis.
Pour lui, les auteurs de ces « braconnages » sont « certaines personnes qui détenaient uniquement des droits de producteur et de distributeur de ses œuvres » mais qui, « à travers du faux, ont perçu et continuent de percevoir les droits de rémunération qui reviennent à DJ Arafat comme créateur, auteur et même arrangeur ».
Maitre Alain Bokola avait indiqué avoir eu les cautions de Tina Glamour, les enfants majeurs et les mamans des enfants mineurs de DJ Arafat ainsi que de leur juriste. « En consultation avec certains petits-enfants de Tina Glamour déjà majeurs et des mamans responsables de jeunes mineurs parmi eux Tidou son juriste, ils ont décidé de me confier la lourde tâche de poursuivre ceux que j’ai nommés les braconniers des œuvres de DJ Arafat », a-t-il confié.
De son côté, sur la sortie du premier album à titre posthume de DJ Arafat, David Monsoh avait reconnu n’avoir informé aucun membre du staff, ni aucun proche, encore moins les ayants-droits. « Je reconnais que les ayants-droits n’ont pas été préalablement contactés avant la sortie de ce projet, et je tiens à m’en excuser sincèrement. Il ne s’agissait en aucun cas d’un manque de considération, mais d’un retard de communication que je regrette profondément », avait-il reconnu.



