Le Ghana compte une forte communauté d’Ivoiriens. Si certains s’en tirent à bon compte, nombreux sont ceux qui sont tiraillés entre demeurer sur place ou revenir au bercail.
Nous sommes à Kumasi, dans la deuxième grande ville du Ghana. Précisément au marché Kejetia, un des plus vastes du pays, avec ses milliers de boutiques et d’étals. Classé dans la catégorie de marchés hybrides, on y trouve un peu de tout : produits vivriers, viande, vêtements, cosmétique…
Quant aux commerçants qui occupent ce vaste espace commercial, il est difficile de les dénombrer. Que dire alors des clients qui vont et viennent tout le temps, dans tous les sens ? Ici grouille un monde fou ! Les voies d’accès à ce vaste marché sont difficiles, compte tenu des camions et autres véhicules ainsi que les tricycles et les nombreuses motos qui y défilent. Conséquence, il y subsiste de monstrueux bouchons à n’en plus finir !
Dans cet environnement semblable à l’atmosphère qui règne dans les grands marchés d’Abidjan, notre équipe se lance dans un saut dans l’inconnu, à la recherche d’Ivoiriens et Ivoiriennes installés ou de passage à Kumasi. N’ayant ni guide ni accompagnateur, la tâche s’annonce difficile, mais pas impossible ! Car, au moins, une alternative s’offre à nous : s’informer et se renseigner, autant que faire se peut !
Toute l’équipe se met alors en branle. Journaliste, photographe et conducteur jouent à fond la carte ! En anglais, en ashanti ou encore en malinké. Tout y passe ! Fort heureusement, de fil en aiguille, au prix de mille et un efforts, on arrive à dénicher un magasin d’import-export, lieu où se rencontrent régulièrement Ivoiriens, Burkinabè, Maliens, Nigériens…
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