
Lundi, à Paris, les ministres de la Culture française et ivoirienne, Rachida Dati et Françoise Remarck, ont signé la convention de dépôt du tambour parleur. Cette étape marque un progrès dans le processus de restitution de ce bien culturel. Cependant, un retour définitif de Djidji Ayôkwé dépend encore du vote d’une loi qui tranchera sur sa restitution définitive.
Un expert culturel souligne que le retard du vote de cette loi met parfois en doute la volonté de la France de rendre ce bien aux Ivoiriens. En effet, plus de trois ans se sont écoulés depuis l’annonce par le président Emmanuel Macron de la restitution du tambour parleur, sans avancées concrètes jusqu’à récemment.
Les autorités ivoiriennes ont exercé une pression constante pour concrétiser cette promesse. Aujourd’hui, cet engagement prend forme, et les Ivoiriens, en particulier la communauté Atchan et le peuple Bidjan, peuvent espérer retrouver leur précieux héritage culturel. La ministre ivoirienne de la Culture a déclaré à RFI : « Cette restitution symbolise le retour d’un bien porteur de valeurs de cohésion sociale et de paix, si chères au président de la République. »
Pour accueillir ce tambour parleur, long de 3,31 mètres et pesant 430 kilogrammes, la Côte d’Ivoire rénove actuellement le musée des civilisations. Djidji Ayôkwé devrait rentrer au pays entre le premier et le deuxième semestre de 2025, selon l’avancement des travaux.


