Les humoristes et créatrices de contenus Lolo Patchanga et Maman Na Darren, aux côtés de l’actrice et comédienne Eva Guehi, seront réunies sur scène le 27 mai prochain au Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan, dans le cadre du spectacle « Le Choc des griotes ». L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée par l’agence Pulaarku, ce 13 mai 2026
Face aux journalistes et créateurs de contenus, la directrice générale de l’agence, Karidjata Diallo, a présenté les ambitions de cet événement culturel qui veut réunir humour, cohésion sociale et valorisation des talents africains.
« La Tabaski est un moment de rassemblement et de réjouissance. Nous avons voulu offrir aux familles une autre manière de célébrer cette fête, à travers un spectacle placé sous le signe du rire et du partage », a-t-elle expliqué.
Une diversité de parcours
Très suivie sur Facebook et TikTok, Lolo Patchanga s’est fait connaître grâce à ses vidéos humoristiques autour du « rire thérapeutique » et de personnages de griotes africaines.
Installée en France, Maman Na Darren, de son vrai nom Betty, cumule plus de 700 000 abonnés sur TikTok. Elle est connue pour ses parodies de la vie des familles africaines de la diaspora et son personnage de « tantie africaine ».
De son côté, Eva Guehi apporte au projet son expérience du théâtre et du cinéma. L’actrice ivoirienne s’est notamment illustrée dans la série « Les Nounous » de Franck Vlehi ainsi que dans plusieurs productions africaines récentes.
Une diversité de parcours qui, selon les organisateurs, donne tout son sens à cette rencontre artistique pensée comme un pont entre les réseaux sociaux et la scène.
« On voulait les sortir du digital pour les ramener physiquement à la maison. Les gens les suivent énormément sur les réseaux sociaux. Il fallait donner rendez-vous à leur public », a indiqué Karidjata Diallo.
Le spectacle se veut aussi porteur de plusieurs messages. Selon les organisateurs, l’objectif est de montrer que l’humour est un métier à part entière, qui demande du travail, de la formation et de la discipline.
« Nous voulons démontrer que ce métier s’apprend et ne s’improvise pas », a insisté la promotrice culturelle. « Ces jeunes femmes ont du talent, mais elles travaillent énormément derrière les vidéos que le public voit sur internet. »
Un message de rapprochement
La comédienne Eva Guehi, qui a participé à l’écriture du spectacle, a expliqué que le projet abordera aussi les questions d’éducation et d’intégration africaine. « On veut parler de cohésion. On veut détendre les gens, mais aussi sensibiliser sur l’importance de la scolarisation des filles », a-t-elle déclaré.
Les humoristes, issues de différentes régions et influences culturelles, revendiquent également un message de rapprochement entre les peuples africains. « Quand les Maliens ou les Guinéens nous regardent, ils se reconnaissent dans ce qu’on fait », a expliqué Eva Guehi. « Cela montre qu’au-delà des frontières, nous partageons beaucoup de choses culturellement. »
De son côté, Lolo Patchanga a reconnu que le passage des réseaux sociaux à la scène représente un défi. « On a longtemps hésité à monter sur scène parce qu’on était plus habituées aux vidéos. Mais aujourd’hui, on veut franchir cette étape », a-t-elle confié.
Les organisateurs assurent toutefois être confiants quant à l’accueil du public. Le choix de la salle de 1 500 places du Palais de la Culture n’est pas un hasard. « Un spectacle d’humour a besoin d’un cadre adapté, plus proche du public », a expliqué Karidjata Diallo.
L’agence Pulaarku envisage déjà d’autres dates en Côte d’Ivoire et dans la sous-région si cette première édition rencontre le succès espéré.
En attendant, les promotrices du projet appellent le public ivoirien à soutenir davantage les artistes locaux. « Quand on aime un art, il faut aussi soutenir ceux qui le pratiquent », a rappelé Karidjata Diallo.
Le rendez-vous est donc fixé au 27 mai à Treichville pour cette première grande rencontre entre ces figures du web et leur public abidjanais.




