Le Commissaire général du Salon international du contenu audiovisuel d’Abidjan (SICA), Oumar Konaté, était au Cameroun pour inviter le pays à la mutualisation des efforts à la faveur de la souveraineté audiovisuelle africaine.
Oumar Konaté qui est par ailleurs le Directeur de Cabinet adjoint du ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a exposé, à l’occasion de la 4e édition du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun, la vision de son pays, la Côte d’Ivoire sur la transformation de son audiovisuel.
Il a également profité de cette lucarne offerte par le peuple camerounais pour l’inviter à travailler de concert pour développer ce secteur. “Aujourd’hui, on sait produire mais on n’a pas la main sur la production. Et même sur les récits, ce sont les autres qui viennent prendre nos récits pour raconter nous-mêmes nos propres histoires. Et quand ils finissent de nous raconter notre histoire, ils l’orientent comme ils le souhaitent pour nos enfants. Il faut qu’on sorte de là. Les défis sont communs : la transformation numérique, la souveraineté des contenus, la lutte contre la désinformation, la construction de modèle économique durable”, a-t-il déclaré.
Face à ces nombreux enjeux, aucun pays ne peut agir seul, selon Oumar Konaté. Le faire avec la Côte d’Ivoire serait une bonne idée pour le Cameroun à en croire Oumar Konaté. Et pour cause, selon lui, “au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), forte de huit (8) États et d’environ 150 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire à elle seule représente 40% du PIB et plus de 20% de la population”.
“A l’échelle de la CEDEAO qui regroupe prés de 430 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire se positionne comme la 3e puissance économique régionale avec près de 9% du PIB communautaire. Mais par contre, au niveau de l’audiovisuel, on n’existe pas. Quand vous regardez la Cameroun au niveau de l’Afrique centrale, au niveau de l’audiovisuel, on est à notre 4e édition. Ce qui veut dire que notre potentiel économique n’est pas reflété au niveau de l’audiovisuel. Il y a un gap à rattraper et ça passe par des synergies”, a-t-il expliqué.
En clair, selon lui, la Côte d’Ivoire qui est déjà sur la bonne voie avec notamment le SICA mais également la mise en place de l’Agence de soutien et de développement des médias (ASDM), est déterminée à bâtir une industrie audiovisuelle forte, compétitive et capable de porter des récits africains sur les scènes régionales et internationales.



