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Côte d’Ivoire: 1 741 milliards FCFA déjà remboursés dans le cadre du C2D

La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, , a procédé ce lundi, à la Primature, à l’ouverture des travaux de la revue sectorielle 2025 du Contrat de désendettement et de développement (C2D), au nom du Premier ministre Robert Mambé. Cette rencontre de trois jours, qui se tient du 13 au 15 avril, réunit l’ensemble des parties prenantes et constitue une étape importante dans la mise en œuvre de ce programme.

La Côte d’Ivoire a bénéficié en juin 2012 d’un important allègement de sa dette de 2 502 milliards FCFA de la part de la France, dans le cadre de l’Initiative PPTE. Ce montant comprenait 600 milliards FCFA d’annulation sèche et 1 902 milliards FCFA convertis en C2D, répartis sur trois contrats successifs. Le premier, signé le 1er décembre 2012 pour un montant de 413,25 milliards FCFA, a été exécuté sur la période 2012-2015. Le deuxième, conclu le 3 décembre 2014 pour 737,95 milliards FCFA, a couvert la période 2014-2020. Quant au troisième, signé le 27 octobre 2021 pour 750,77 milliards FCFA, il s’étend de 2021 à 2027.

Ces financements ont permis d’intervenir dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la formation, la santé, l’agriculture, l’accès à l’eau potable, les infrastructures de transport, la justice, la sécurité, la gouvernance financière ainsi que les industries culturelles et créatives. Dressant le bilan des deux premiers C2D, Kaba Nialé a mis en avant des résultats significatifs, traduisant une amélioration notable des conditions de vie des populations.

Dans le secteur de l’éducation, 70,6 milliards FCFA ont été investis, permettant la construction de 130 collèges, 110 écoles primaires et 1 300 salles de classe, offrant ainsi un accès à l’école à plus de 70 000 enfants, notamment en milieu rural. Sur le plan sanitaire, 106 milliards FCFA ont été mobilisés pour la réhabilitation de 20 % du parc hospitalier national et la remise à niveau de 70 dispensaires. L’accès à l’eau potable a également été renforcé grâce à un investissement de 112 milliards FCFA, au profit de 30 000 nouveaux ménages.

Les infrastructures routières ont bénéficié de 225 milliards FCFA, avec la réhabilitation de 410 kilomètres de pistes rurales et le traitement de 540 kilomètres de routes, contribuant au désenclavement des zones de production et à l’amélioration de la mobilité des populations et des biens.

Selon la coordonnatrice du secrétariat technique du C2D, Léa Djatti Daté, le programme se trouve désormais dans sa phase finale. À ce jour, l’État ivoirien a remboursé 1 741,73 milliards FCFA, soit un taux d’exécution financière de 91,57 %. Il reste encore 160,27 milliards FCFA à honorer pour achever définitivement ce processus. Si les deux premiers contrats sont quasiment finalisés, hormis quelques projets prorogés jusqu’en 2027, le troisième C2D poursuit son déploiement, avec une part importante consacrée aux appuis budgétaires.

L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, s’est félicité des performances enregistrées, saluant un modèle de coopération ayant généré des résultats concrets et mesurables. Il a souligné que cette revue constitue non seulement un moment d’évaluation, mais également une opportunité de projection vers l’avenir du partenariat entre les deux pays.

À l’approche de la clôture du C2D, la question de la pérennisation des acquis apparaît comme un enjeu majeur, afin de garantir que les infrastructures et les investissements réalisés continuent d’avoir un impact durable sur le quotidien des populations ivoiriennes.

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