05152026Headline:

Côte d’Ivoire : Augmentation du tarif sur l’axe Gonzagueville-Treichville


Entre coût du transport exorbitant et embouteillages monstres, les usagers de l’axe Gonzagueville-Treichville vivent un véritable calvaire depuis quelque mois.
Cette situation déplorable dure depuis le démarrage des travaux de l’échangeur d’Akwaba. Elle s’est considérablement aggravée avec le démarrage des travaux de l’échangeur du grand carrefour de Koumassi.

Le calvaire des populations
Il faut parfois entre 3 et 4 heures de temps parfois pour rallier ce tronçon long de 21 Km. Les coûts du transport y ont également connu une envolée spectaculaire. L’axe Gonzagueville-Treichville qui coutait initialement de 300 FCFA est passé à 1000 Frs, au grand dam des travailleurs, et autres usagers de ce tronçon très fréquenté.

Pour rallier la commune de Koumassi (16 km), il faut désormais débourser 500 Frs les heures ordinaires ou 700 Francs CFA selon l’humeur des “gnambros”, aux heures de pointe. Pour ceux devant se rendre au grand-carrefour de Marcory 200 Francs ou souvent 300 Francs leur sont exigé comme supplément pour le transport.

Les taxi-communaux ralliant Gonzagueville à Port-Bouët centre profitent également de ce gros cafouillage pour doubler les prix. En effet, de 250 Frs, le coût normal du transport, les transporteurs exigent 500 FCFA aux usagers aux heures de pointe. Ces changements brutaux des coûts du transport, associés à des embouteillages monstres, engendrent un véritable calvaire pour les populations.

Les causes évoquées
Plusieurs facteurs contribuent à cette crise. D’une part, la demande croissante sur cet axe, due à l’urbanisation rapide dans cette partie de la ville d’Abidjan, crée une pression accrue sur les infrastructures existantes.

D’autre part, une mauvaise gestion du trafic et le laisser-aller observé dans la la fixation des coûts du transport dans le grand Abidjan, viennent aggraver une situation déjà critique. A cela s’ajoute la hausse des prix du carburant.

Cette hausse spectaculaire des tarifs de transport n’est pas seulement un fardeau financier, elle aggrave également la congestion routière déjà critique dans cette partie de la ville
L’axe Gonzagueville-Treichville, situé dans une zone stratégique d’Abidjan, est un passage incontournable pour de nombreux travailleurs qui se déplacent quotidiennement entre leur domicile et leur lieu de travail.

Cette hausse spectaculaire des tarifs de transport n’est pas seulement un fardeau financier, elle aggrave également la congestion routière déjà critique dans cette partie de la ville. La multiplication des véhicules, souvent mal régulée aux heures de pointe, contribue à des ralentissements importants et à des embouteillages prolongés, affectant la productivité et le bien-être des usagers.

Les impacts sur le quotidien des populations
Pour les travailleurs, cette situation se traduit par des coûts supplémentaires qui crèvent leur budget quotidien. Une augmentation du tarif de transport de 300 FCFA à 1000 FCFA représente une charge financière considérable, en particulier pour ceux qui dépendent de ces services pour se rendre au travail.

« Aidez-nous s’il vous plait, nous les populations de Port-Bouët-Gonzagueville, vivont un calvaire total du côté des transports. Transport Gonzagueville-Treichville on payait 300 Frs est passé à 1000 Frs », crie Valentin Attiogbe, un usager de la route. Les embouteillages monstres, quant à eux allongent les temps de trajet, provoquant stress, fatigue et perte de productivité.

« Hier je suis arrivé au service à 11 h alors que le travail commence chez nous à 8h. Soit 3h de retard Cette situation n’est pas faites pour nous arranger. Elle nous cause de véritables soucis avec nos employeurs”, lâche exacerbée, K.C.W, une employée.

Cette situation n’épargne pas certaines familles, Elles, voient leur pouvoir d’achat diminuer, ce qui compromet leur capacité à subvenir à leurs besoins essentiels. « Tout est devenu encore plus cher sur le marché en raison du coût élevé des transports. On ne peut plus rien acheter. C’est vraiment difficile pour nous », témoigne dame Apo Georgette.

Une urgence à agir
Face à cette situation, il est impératif que les autorités interviennent pour établir un équilibre. Des mesures immédiates doivent être prises pour améliorer la gestion du trafic, mais également accélérer les travaux de construction des échangeurs d’Akwaba et de Koumassi qui en grande partie constituent l’une des principales causes du calvaire que vivent les populations.

Mais avant, une régulation des tarifs de transport s’impose afin de protéger le pouvoir d’achat des usagers et de garantir l’accessibilité des services de mobilité pour les plus vulnérables.

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