
Cette édition s’est ouverte ce lundi à Abidjan avec en ligne de mire, des actions concrètes pour la souveraineté économique des États.
Pour Louise Mushikiwaba, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, cela passe par la nécessité d’une transformation profonde pour faire émerger une économie résiliante et moins dépendante.
•La construction de chaînes de valeur régionales, afin de stimuler la production locale, d’encourager l’intégration sous-régionale et de réduire la dépendance aux importations. Dans son allocation, elle a fait les propositions suite:
•La réduction du coût de l’endettement, à travers une gestion plus stratégique des finances publiques et une mobilisation efficace des financements privés.
•La formation et la structuration du secteur informel, qui constitue encore une large part de l’économie, mais dont le potentiel reste sous-exploité en raison de son manque d’organisation et d’accès aux ressources.
Pour le Premier ministre ivoirien, ces piliers sont au cœur de la nouvelle stratégie gouvernementale. Une approche qui vise à faire émerger des champions nationaux à travers une approche segmentée selon les niveaux de maturité des entreprises (sénior, junior, cadet, minime, poussin), en collaboration avec le secteur privé, les collectivités et les institutions financières.
Un changement de paradigme indispensable
Ahmed Cissé, président de la CGECI, a lancé un appel à un changement de paradigme, estimant que « le temps est à l’action » face aux fragilités révélées par les crises internationales. Pour lui, la souveraineté économique repose avant tout sur la capacité des États à définir et mettre en œuvre leur propre stratégie de développement, sans pour autant céder au repli sur soi.
Un cadre de concertation pour des actions concrètes
Plus qu’un forum, la CGECI Academy se positionne comme une plateforme de réflexion et de co-construction entre l’État, le secteur privé, et les partenaires internationaux. L’objectif : transformer les diagnostics en solutions concrètes, notamment à travers le partenariat public-privé, la promotion des joint-ventures, et l’accélération de projets structurants.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a salué les acquis des éditions précédentes tout en soulignant l’importance d’amplifier les réformes engagées. Malgré les défis internationaux, la Côte d’Ivoire maintient une trajectoire de croissance robuste, avec un PIB réel en hausse constante : 7,1 % en 2021, 6,4 % en 2022, 6,5 % en 2023 et 6 % en 2024. Les projections restent optimistes avec 6,5 % attendus entre 2025 et 2027.
Une ouverture tournée vers l’Afrique et l’international
Cette édition 2025 se distingue par la forte participation africaine : des représentants patronaux de plus de douze pays, dont le Bénin, le Sénégal, le Mali ou encore le Cameroun, sont présents pour partager leurs expériences.
Le Maroc, pays invité d’honneur, renforce ce positionnement panafricain avec la présence de 25 entreprises et d’une délégation officielle conduite par M. Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement.
La présence de grands bailleurs internationaux, tels que la Banque africaine de développement (BAD) et la Société financière internationale (IFC), témoigne également de l’intérêt croissant pour l’écosystème économique ivoirien.
Avec pour ambition de repositionner l’économie ivoirienne sur une trajectoire souveraine et inclusive, la 13e CGECI Academy s’ouvre dans un esprit de recherche d’actions concrètes.


