
Pour la campagne 2025-2026, un montant de 284 milliards FCFA a été mobilisé afin de soutenir les acteurs de la filière Café-Cacao. L’annonce a été faite ce jeudi 25 septembre 2025 à Abidjan, lors d’une soirée Networking rassemblant producteurs, industriels et partenaires financiers.
Améliorer la productivité
Selon Jérôme Ahua, directeur général adjoint de la Banque Nationale d’Investissement (BNI), cette enveloppe vise à accompagner toute la chaîne de valeur du secteur. Les fonds serviront notamment au financement des intrants agricoles, à la couverture des besoins de trésorerie des coopératives et exportateurs, ainsi qu’à l’acquisition d’équipements modernes pour améliorer la productivité et la qualité de la transformation locale.
” J’ai le plaisir de vous annoncer officiellement ce soir, la mise à disposition, cette année encore d’une enveloppe conséquente. Pour cette campagne 2025-2026, la BNI met à votre disposition une enveloppe de 284 milliards FCFA, soit une croissance de 56% par rapport à la campagne précédente. Pour rappel, l’enveloppe affectée à la campagne 2024-2025 était de 172 milliards FCFA”, a-t-il souligné.
Par ailleurs, une partie de ce financement sera consacrée au développement d’infrastructures de séchage et de stockage, permettant de mieux valoriser les productions et d’assurer une meilleure conservation des fèves. Le soutien aux projets d’agriculture durable et de certification figure également au cœur du dispositif, un atout de plus en plus déterminant pour répondre aux exigences des marchés internationaux.
Cette annonce a été saluée par l’ensemble des partenaires présents. Les organisations de producteurs y voient un signal fort en faveur d’une filière plus compétitive et durable.
Une filière stratégique pour l’économie ivoirienne
Le cacao et le café occupent une place centrale dans l’économie ivoirienne. La filière représente près de 15 % du PIB et assure environ 40 % des recettes d’exportation du pays. Elle fait vivre directement ou indirectement près de 5 millions de personnes, principalement en zones rurales.
Ces dernières années, le gouvernement ivoirien a multiplié les réformes afin de garantir un meilleur revenu aux producteurs et d’encourager la transformation locale. L’objectif est clair : passer du statut de simple exportateur de matières premières à celui de hub africain de la transformation du cacao.


