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Région de la Mé : La SAPH, l’OIPR et la GIZ s’unissent pour une hévéaculture durable et sans déforestation

La préservation de la forêt ivoirienne et la promotion d’une agriculture durable continuent de mobiliser les acteurs publics et privés. La Société Africaine de Plantations d’Hévéa (SAPH), en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), a organisé, le jeudi 18 septembre 2025, au siège du Groupe SIFCA à Abidjan, la cérémonie de clôture du projet « Sustainable Rubber for Communities », initié en août 2023 dans la région de la Mé.

En un siècle, la Côte d’Ivoire a perdu plus de 84 % de sa couverture forestière, passant de 16 millions d’hectares en 1900 à seulement 2,97 millions en 2021. Consciente de cette situation préoccupante, l’État a adopté une Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts (PPREF), avec l’objectif ambitieux de restaurer 6,4 millions d’hectares d’ici 2030.

Le projet cible la réserve naturelle de Mabi-Yaya
Le projet « Sustainable Rubber for Communities » s’inscrit dans cette dynamique. Conduit par la SAPH avec l’appui de la GIZ, de l’OIPR, mais aussi de l’Association des Professionnels du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) et de l’Agence pour l’Utilisation Durable des Produits Chimiques en Afrique (AUPCN), il a ciblé la Réserve naturelle de Mabi-Yaya, un écosystème riche mais menacé par la pression agricole.

Le DG de la SAPH, Thierry SerresLe DG de la SAPH, Thierry Serres
Trois axes majeurs ont guidé la mise en œuvre du projet : Renforcer la surveillance et la protection de la Réserve naturelle de Mabi-Yaya, souvent convoitée pour l’extension des plantations ; engager les usiniers d’hévéa afin qu’ils refusent d’acheter du caoutchouc issu de cette aire protégée ; développer des activités économiques alternatives pour les communautés riveraines, notamment les groupements de femmes et les producteurs de Kossandji et Mopodji.

Ce projet illustre notre volonté de conjuguer performance économique, préservation de l’environnement et amélioration du bien-être des communautés locales
« Ce projet illustre notre volonté de conjuguer performance économique, préservation de l’environnement et amélioration du bien-être des communautés locales. En travaillant main dans la main avec nos partenaires, nous prouvons qu’une hévéaculture responsable et inclusive est possible », a affirmé M. Thierry Serres, Directeur général de la SAPH.

Après deux années d’exécution, les acquis sont palpables. La Réserve naturelle de Mabi-Yaya bénéficie aujourd’hui d’une surveillance accrue, réduisant ainsi les risques de déforestation. Par ailleurs, les principaux usiniers de la zone ont pris un engagement formel, officialisé le 22 mai 2025, lors de la Journée mondiale de la Biodiversité : ne plus acheter de caoutchouc provenant de la Réserve.

Les communautés locales bénéficiaires
De plus, les communautés locales ont vu leurs conditions de vie s’améliorer grâce à l’appui matériel et technique reçu. Intrants, outils agricoles et formations ont été distribués, permettant aux femmes et aux producteurs d’hévéa de développer des revenus complémentaires et de réduire leur dépendance à l’exploitation forestière.

« La protection des réserves naturelles ne peut réussir sans l’implication des communautés riveraines. En soutenant leurs initiatives économiques et sociales, nous créons ensemble les conditions d’une gestion durable des forêts », a souligné Mme Kristen Hegener, Directrice pays de la GIZ.

L’adhésion de la SAPH à la Global Platform for Sustainable Natural Rubber (GPSNR) illustre sa volonté d’inscrire la production de caoutchouc naturel dans une démarche respectueuse de l’environnement et inclusive
Leader de l’hévéaculture en Afrique de l’Ouest avec 234 000 tonnes produites en 2022, soit 70 % de la production du Groupe SIPH, la SAPH s’impose comme un acteur clé de la filière. Son adhésion à la Global Platform for Sustainable Natural Rubber (GPSNR) illustre sa volonté d’inscrire la production de caoutchouc naturel dans une démarche respectueuse de l’environnement et inclusive.

Au-delà de la protection de la biodiversité, l’entreprise déploie de nombreux programmes communautaires adaptés aux besoins des populations vivant autour de ses plantations. En combinant productivité, responsabilité sociale et préservation de l’écosystème, la SAPH entend démontrer que l’hévéaculture peut devenir un moteur de développement durable pour la Côte d’Ivoire.

 

 

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